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Fonds d’origine inconnue destinés à la construction des mosquées
L’Intérieur a recensé 6 milliards de dinars en 2013 Abonnez-vous au flux RSS des articles

15 nov. 2015
10:21
0 commentaire M.Mohamed Talbi

Les pouvoirs publics ont décidé d’autoriser à nouveau la collecte des fonds pour la construction des mosquées, et ce après plus d’une décennie de leur interdiction.

 

Une autorisation qui sera accompagnée au préalable par la mise en place d’un certain nombre de mesures. « 6 milliards de dinars ont été collectés à fin 2013 et cela nous a posé un problème de traçabilité », a déclaré ce matin le directeur des libertés et des affaires juridiques au ministère de l’Intérieur et des collectivités locales sur les ondes de la radio nationale. Cela veut dire que ces fonds auraient pu aller vers le financement du terrorisme et des activités subversives. Mais selon Mohamed Talbi, les autorités maîtrisent aujourd’hui la situation.

Désormais, les prétendants à la construction d’une mosquée devront d’abord s’identifier, justifier d’un permis de construire, des plans d’architecture, d’un compte bancaire mais aussi recourir aux services d’un expert-comptable. Le cas échéant, la commission sécuritaire de wilaya devra rendre les mesures idoines. La responsabilité des walis sera engagée par rapport aux associations religieuses qui « profitent de la crédulité et de la bonne foi des citoyens qui ne connaissent pas forcément la destination de l’argent ». Aussi, et pour mettre un terme à ce genre de pratiques, l’invité de la radio a annoncé la mise à niveau de la législation régissant les quêtes, mais aussi mettre de l’ordre dans les 15.000 associations religieuses qu’elles soient de culte musulman ou autre.

Un mécanisme pour éviter l’embrigadement de jeunes par Daesh

M. Talbi a également abordé les questions de sécurité nationale et la protection de nos frontières pour éviter l’infiltration de groupes terroristes. Pour ce faire, le renseignement s’avère être l’arme capitale. D’ailleurs, un dispositif a été mis en place, à travers l’instauration d’une base de données pour prévenir  l’embrigadement, le recrutement et le départ des jeunes pour aller «combattre » au Moyen Orient. « L’embrigadement se fait directement par internet. Les jeunes sont contactés au corps à corps. Cependant, à travers nos moyens, nous arrivons à surveiller les communications. Nous connaissons les filières et leur traçabilité ». Il affirmera qu’une centaine de jeunes seulement sont partis rejoindre le camp de Daesh en Syrie et dans d’autres pays.

Sur un autre registre et concernant le rapprochement de l’administration des citoyens, l’hôte de la radio s’est réjoui de ce que la numérisation des documents et l’interconnexion entre les différentes institutions vont avoir pour effets positifs la réduction de la « paperasse ». Il a annoncé d’ailleurs, que le certificat de résidence pour les enfants mineurs n’est plus exigé.

Il achèvera son intervention par informer que le département de l’intérieur a proposé la date du 29 décembre pour la tenue des sénatoriales.

Faouzia Ababsa

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