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L’école, un enjeu électoral Abonnez-vous au flux RSS des articles

25 sept. 2017
09:05
0 commentaire Qui contrôle l'école, contrôle la société

Sitôt la session unique parlementaire entamée, le MSP a saisi l’occasion pour adresser une correspondance au président de l’APN revendiquant la tenue d’une séance consacrée à la rentrée sociale et particulièrement à l’éducation nationale et les réformes engagées dans ce secteur.

 

Il saisit en cela, l’alinéa 7 de l’article 114 de la constitution qui octroie le droit à l’opposition parlementaire la participation effective aux travaux parlementaires dont la consécration d’une séance mensuelle pour débattre d’un ordre du jour présenté par un ou des groupes parlementaires de cette même opposition. En soi, un droit constitutionnel et une activité somme toute normale si ce n’est que l’objet comme la démarche empruntée par le MSP comportent des non-dits.  

D’abord il est question de démarche. Le MSP feint ignorer que cette disposition ne peut être recevable qu’après  promulgation par le Parlement d’un texte législatif réglementant le droit de l’opposition parlementaire de proposer l’ouverture de débats sur les questions qu’elle juge pertinentes.  Ensuite il y’a absence de conformité constitutionnelle du règlement intérieur de chacune des deux chambres, ce dernier texte n’est toujours pas voté par l’APN. A partir de là, il est à se demander sur les véritables intentions du MSP de précipiter une action à savoir ouvrir le débat sur le secteur de l’éducation et, à l’ouverture de l’année scolaire et mieux encore à l’orée de joutes électorales pour les communes. rop de coïncidences pour ne pas voir en l’initiative du MSP, une manœuvre de se faire les dents en faisant passer un mauvais quart d’heure à Nouria Benghabrit. Laquelle, depuis sa nomination à la tête de ce secteur et les réformes qu’elle a engagées au demeurant, loin de plaire aux islamistes. Apres que la rumeur, lâchée comme une trainée de poudre faisant état de la suppression  de la « Bismilae » n’ait pu prendre, l’interdiction aux enseignantes de porter le Niqab en classe est devenue en soi un argument de croisade que le MSP, initiateur du débat sur le système éducatif veut transférer à l’intérieur de l’hémicycle pour lui donner plus de légitimité.

En abordant la compagne électorale sous l’angle de la réforme éducative, le MSP compte bien jouer sur la sensibilité d’un grand nombre de la population en raflant large et du même coup réussir à défaut de stopper les réformes de Benghebrit faire montre d’une démonstration de force pour maintenir son influence sur le secteur. Il tente de réussir là, ou les syndicats grévistes ont échoué.

 

Faouzia Ababsa

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