mardi 22 août 2017 Recevez l’actualité par courriel ou flux RSS

L’Algérie profonde d’abord, la capitale en dernier Abonnez-vous au flux RSS des articles

09 avril 2017
09:39
0 commentaire Des panneaux à peine occupés

Les 12.000 candidats aux législatives prennent dès aujourd’hui leur bâton de pèlerins pour courtiser les électeurs.

 

Toutefois, il y en a parmi eux, qui n’ont pas attendu le coup d’envoi officiel de la campagne pour aller à la rencontre des citoyens. C’est le cas notamment pour les ténors de la politique que sont, pour ne citer que ces exemples, le FLN, RND, le PT ou encore le MSP. Leurs premiers responsables sont en effet, en villégiature depuis plusieurs semaines déjà. Ahmed Ouyahia, Louisa Hanoune et Abderrezak Makri ont multiplié sorties de proximité et meetings.

"Tous aux urnes !"

Déclinant programmes et slogans, les postulants pour occuper l’édifice Zighoud Youcef, ne lésinent sur aucun moyen pour faire passer leur message, y compris en fustigeant leurs adversaires en restant dans le politiquement correct, et vanter leurs formations politiques respectives. Cependant, c’est à l’unisson qu’ils appellent la population à occuper les bureaux de vote en masse le 4 mai prochain, fustigeant par là même (pour certains) ceux des formations politiques qui ont décidé de boycotter les élections.

Pour en revenir aux sorties, la majorité des partis ont choisi de sillonner l’intérieur du pays avant de se disputer les grandes salles de la capitale, pour achever la campagne. Une campagne qui s’annonce rude tant il est vrai que les formations politiques sont hantées par le spectre de l’abstention, les citoyens étant blasés de la chose politique.

Affichage timide

Il faut signaler que ces législatives sont marquées par une certaine discrétion. A l’exemple de la confection des listes électorales. Les dirigeants des partis et leur staff se sont terrés dans de véritables bunkers pour ne laisser rien filtrer sur l’identité des militants choisis pour partir à l’assaut d l’institution législative. Il a fallu attendre l’après 6 avril pour que des têtes commencent à apparaître sur les réseaux sociaux, en premier.

Quant à la campagne d’affichage, elle est très timide. Contrairement aux précédentes joutes électorales, où les militants s’accaparaient des milliers d’affiches et autres prospectus pour les coller sur les panneaux avant même le démarrage de la campagne, y compris la nuit, cette fois-ci force est de constater en ce dimanche matin, que très peu d’affiches sont apposées.

300 observateurs étrangers

Par ailleurs, et depuis la convocation du corps électoral le 2 février dernier, l’administration n’a eu de cesse de rassurer les partis politiques sur la transparence du scrutin, multipliant les déclarations, mettant en garde les encadreurs en brandissant la rigueur de la loi. Vantant le rôle  de la Haute instance de surveillance des élections consacrée désormais par la révision constitutionnelle, comme première garante de l’intégrité des élections  Ajouter à cela, la présence de 300 observateurs étrangers représentant les différentes instances internationales. Cela, même si les candidats misent très peu sur eux en raison de ce qu’ils qualifient «de très faible intervention » lors des joutes électorales précédentes.

En tout état de cause, les 53 partis et la centaine de listes indépendantes auront trois semaines de dur labeur pour dissuader les électeurs de rester chez eux le jour «J»

Faouzia Ababsa

Sur le même sujet
19avril 2017

Législatives 2017 : la campagne électorale se déroule de "manière satisfaisante"

13avril 2017

La HIISE enregistre 35 saisines

05mai 2016

Belgacem Mellah : «Je serai un jour le SG du RND»

Votre commentaire

Inscrivez-vous  ou  connectez-vous  afin de pouvoir laisser un commentaire.