vendredi 15 décembre 2017 Recevez l’actualité par courriel ou flux RSS

Elections: les accusations du RCD Abonnez-vous au flux RSS des articles

12 févr. 2017
08:48
0 commentaire Lors du Conseil national du RCD tenu le 11 février à Alger.

Après avoir dénoncé, il y a quelques semaines, certains commis de l’Etat au niveau local de vouloir inscrire en nombre des militaires sur le fichier de leurs circonscriptions alors qu’ils sont censés voter dans leur communes de résidence ou par procuration, le RCD revient à la charge pour accuser les autorités d’entreprendre des actions destinées à décourager les algériens de se rendre en masse aux urnes.

 

Au lendemain de l’ouverture des travaux de son conseil national qui coïncide avec le 28 éme anniversaire de la création du parti, le RCD a pointé du doit le ministère de l’Intérieur, le président de la Haute instance indépendante pour la surveillance des élections et le ministre des Ressources en eau d’adopter des attitudes qui ne sont pas de nature, à ses yeux, à susciter l’engouement chez les électeurs, pour la plupart gagnés par une espèce de lassitude, voire de renoncement. «Au sujet des élections législatives du 04 mai prochain, le Conseil national du RCD estime que le pouvoir fait tout pour éloigner les Algériens et les algériennes des urnes », écrit ce parti dans les résolutions rendues publiques, samedi.

«Aux entraves administratives érigées pour la constitution des listes, le ministère de l’intérieur ne prend même plus la peine de répondre aux courriers de simple demande d’information au sujet de ce scrutin de la part d’organisations ou partis légaux. Il est vrai que dans ce registre de la démobilisation des citoyens, le président de l’instance de surveillance (HIIS), installé par ailleurs en violation de la loi a fait mieux : pour lui « il est impossible d’épurer le fichier électoral ». Pour alimenter un peu plus ce pessimisme ambiant, le ministre des Ressources en eau et de l’environnement attend la veille des élections pour annoncer que son département prépare la révision à la hausse des tarifs appliqués aux ménages », accuse-t-il encore.

Mais en dépit de cette situation, le RCD suggère que les prochaines élections, tout comme avant lui le PT, peuvent constituer une aubaine pour construire une alternative. D’autant que les citoyens, selon lui, sont en quête des voies et les moyens de l’avènement d’une autre politique. «Pourtant, continuer à subir une politique qui marginalise le plus grand nombre pour le maintien des privilèges d’une minorité n’est pas une fatalité. Partout où les militants du RCD font campagne pour la collecte des signatures, ils constatent que les citoyens ne sont pas résignés. Ils cherchent les voies et les moyens de l’avènement d’une autre politique.

Dans la campagne électorale qui s’annonce, le RCD a pour objectif de combattre la politique de démobilisation que le pouvoir sponsorise pour maintenir le statuquo. Il ambitionne de débattre avec les Algériennes et les Algériens autour d’un programme électoral qui peut permettre au pays d’amorcer un nouveau départ », écrit-t-il. Par ailleurs, dans ses résolutions, le RCD ne manque de dresser un tableau noir de la situation du pays au double plan politique et économique. Il constate ainsi que la plupart des secteurs vitaux de la vie nationale «sont en proie aux désordres et aux contestations».

«La passivité coupable de la justice, les nombreuses grèves sans fin de filières entières dans l’enseignement supérieur (architecture, pharmacie, chirurgie dentaire, l’IAP, les Beaux-arts…), les protestations de nombreux corps de la fonction publique ou la flambée des prix des produits de large consommation contrastent avec l’incapacité du Gouvernement à formuler le moindre remède. La peur de tout mouvement de protestation et la panique du gouvernement à la moindre mobilisation sont visibles dans le refus du dialogue et les réactions de répression disproportionnées.

La suspicion et, souvent, l’interdiction de toute activité publique non parrainée par les officiels sont devenues la règle », dit-t-il. Quant au chapitre économique, il relève que «l’absence d’un cap de développement, longtemps masqué par des dépenses tous azimuts permis par un baril à 120 dollars, se révèle brutalement (…) », selon le texte en égrenant l’essentiel des indicateurs économiques.

Sofiane Tiksilt

Sur le même sujet
31juil. 2016

Organisation de la succession : les appréhensions du RCD

24janv. 2014

Son Conseil national a pris la décision à l’unanimité Le RCD boycotte les présidentielles

06janv. 2016

Les politiques satisfaits de l’officialisation de tamazight

Votre commentaire

Inscrivez-vous  ou  connectez-vous  afin de pouvoir laisser un commentaire.