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Projet de loi de finances 2016
Des mesures impopulaires, selon les députés Abonnez-vous au flux RSS des articles

22 nov. 2015
18:20
0 commentaire Le texte a été présenté aujourd’hui à l’APN

Le projet de loi de finances 2016 a suscité de vives réactions de la part des chefs des groupes parlementaires et autres députés qui ont sévèrement critiqué les nouvelles mesures fiscales prises dans le cadre de ce projet de loi présenté aujourd’hui à l’Assemblée populaire nationale.

 

Le chef du groupe parlementaire de l’Alliance d’Algérie verte (AAV), Naamane Laouar, estime, en marge de la séance plénière, qu’il fallait prendre des mesures devant permettre de préserver et de garantir le pouvoir d’achat du citoyen ». Selon lui, ces augmentations devraient être ciblées de telle sorte à ce que soient épargnées les catégories démunies et la classe moyenne. Il dira dans ce contexte que les subventions «ne sont pas claires» et les changements constants d’orientation dénotent un manque de visibilité du gouvernement et une faiblesse de prévisions. « Une démarche qui nous jette dans les doutes », a-t-il signalé.

Pour sa part, le chef du groupe parlementaire du PT, Djalloul Djoudi a indiqué que son parti a présenté des arguments solides  à la commission des Finances afin de changer tous les articles introduits dans le texte du projet et qui évoquent des augmentations qui touchent les citoyens, sous prétexte de la baisse des prix des hydrocarbures».

Selon Djoudi, « les augmentations des prix devraient toucher d’abord l’oligarchie». « Ce n’est pas normal, poursuit-il, que certains bénéficient de 90 milliards de dinars et se permettent même des crédits ! Au moment de crise, ils ciblent directement le citoyen». Pour le député du PT, il ne s’agit plus d’une politique de rigueur, mais d’une véritable politique d’austérité, « puisque les autorisations de paiements ont baissé de 53% et les crédits de paiements de 700 milliards de dinars».

Le représentant de parti du FFS, Mustapha Bitatache, a indiqué quant à lui que « la crise évoquée par le gouvernement n’est pas due à la simple baisse des prix du pétrole ; le problème est beaucoup plus profond, notre économie est en crise. Depuis 1962, nous parlons de la crise économique mais rien n’a été fait depuis. Je dirai que le seul perdant compte tenu des nouvelles dispositions de ce projet de loi est bel et bien le citoyen ».

Pour le représentant du FFS, « 54 années n’ont pas suffi pour diversifier l’économie et maintenant en quelques mois, ils cherchent à renverser la tendance ». « Maintenant, l’échec est celui du système politique et non pas uniquement de l’économie et ils veulent nous faire passer d’une économie socialiste démocratique à une économie extra-libérale sauvage imposée par l’international».

Pour sa part, Sadik Chihab porte-parole du RND a expliqué que le projet de la loi de finances « est venu pour nous donner un appui devant la conjoncture actuelle ». Selon lui, les augmentations ne toucheront pas la classe moyenne mais les grands consommateurs, les subventions seront maintenues, et les transferts seront augmentés par apport à 2015. «L’exécutif veille à ne pas toucher à la subvention. Mais une certaine classe qui consomme des quantités conséquentes payera plus que les autres » a-t-il insisté avant d’affirmer que le projet de loi incite les investisseurs à investir hors hydrocarbure, dans l’agriculture et le tourisme notamment».

Khelifa Litamine

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