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Crise en Libye: une réunion prévue fin mars à Alger Abonnez-vous au flux RSS des articles

01 mars 2017
15:59
0 commentaire "Un rôle central des l'ONU dans le processus de solution politique à la crise libyenne".

Après la réunion de tenue le 17 février dernier à Tunis, regroupant l’Algérie, l’Egypte et la Tunisie pour la résolution de la crise libyennes, une autre réunion réunissant les pays voisins de la Libye est prévue à Alger vers la fin de ce mois en cours. 

 

«La prochaine réunion des pays voisins de la Libye va se tenir en Algérie vers fin du mois de mars», a déclaré aujourd’hui le ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel, sur les ondes de la Radio nationale.

Toutefois, Messahel a  précisé que, les parties concernées par cette rencontre attendent que «le Secrétaire général de l'ONU désigne son nouveau représentant spécial en Libye ou conforter celui déjà en poste, à savoir Martin Kobler, pour pouvoir se réunir».

Ainsi, Messahel met en avant,  le rôle central des Nations Unies dans le processus de solution politique à la crise libyenne, rappelant la résolution onusienne 2259. Cette résolution, a noté M. Messahel, détermine le rôle des uns et des autres, comme elle est favorable à une solution politique et pour le principe de la non interférence, estimant qu'il "faut appliquer cette résolution".

M. Messahel qui a rappelé que l'Algérie, « n'a pas d'intérêts particuliers en Libye, ne s'ingère jamais dans les affaires des autres », a  relevé, que elle «jouit d'une crédibilité auprès de tous les partenaires libyens pour deux raisons majeures. La première est liée à (sa position) d'équidistance entre les différentes parties au conflit alors que la deuxième repose sur le principe de la non interférence et la non-ingérence».

A ce propos, Messahel a tenu a ce que « la solution est une affaire de Libyens, elle doit être basée sur le dialogue direct entre les Libyens qui ont les moyens et les compétences pour s'en sortir à condition qu'il n'ait pas d'interférences dans leurs affaires».

Cependant Messahel a averti contre les différentes initiatives qui s’effectuent dans plusieurs pays pour la résolution de la crise libyenne et qui risquent de compliquer le conflit. « Nous sommes contre la multiplication des initiatives, parce que plus vous multipliez les initiatives, plus vous vous éloignez de la solution », a déclaré Abdelkader Messahel qui considéré que « l’idéal est qu’il y ait une initiative libyenne. Il y a déjà un accord politique (accord de Skhirat du 17 décembre 2015) qui, à notre sens, est important et qui est le socle de ce qui est la Libye aujourd’hui. ».

Mais, « maintenant, un accord, ce n’est pas le Coran. Il peut faire l’objet de révision. Cela est du ressort exclusif des Libyens ». Ainsi il «peuvent à n’importe quel moment le corriger, l’amender ou revoir sa structure. Mais, l’accord reste le socle. S’il disparaît, il n’y aura plus de légitimité pour les institutions », a prévenu le ministre, rappelant la position de l’Algérie sur le rejet de toute intervention militaire.  

Khelifa Litamine

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