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Ali Benflis: "Nous ne sommes pas les ennemis du pouvoir" Abonnez-vous au flux RSS des articles

09 janv. 2017
15:04
0 commentaire Ali Benflis, président de Talaie El Hourriyet.

Le président de Talaie El Hourriyet a indiqué, aujourd’hui, que son statut de leader d’un parti d’opposition ne faisait pas pour autant de lui un "ennemi du pouvoir". Ali Benflis dit laisser "ouvertes les portes du dialogue" mais critique la gestion du "système" qui a conduit l’Algérie dans une "impasse politique".

 

Le premier responsable de Talaie El Hourriyet a délivré une série de messages politiques lors de la conférence de presse qu’il a animée aujourd’hui au siège de son parti. Sa disponibilité à participer à un dialogue qui regrouperait l’ensemble de la classe politique et le pouvoir constitue un des messages essentiels d’Ali Benflis.

«Nous ne sommes pas les ennemis du pouvoir. Nous nous opposons à ce pouvoir politiquement et sur le plan des idées. Mais est possible que nous nous rencontrions dans un proche avenir lorsque le débat sera ouvert sur les moyens de dépasser l’impasse politique, de traiter la crise socioéconomique. Il est possible que les partis de l’opposition et les partis proches du pouvoir se réunissent pour établir un plan d’actions pour sortir le pays de la situation actuelle. Les portes du dialogue doivent rester ouvertes », a-t-il précisé.

Mais Ali Benflis est, néanmoins, resté très critique envers « le système » dont l’objectif premier « consiste à organiser des élections pour se maintenir ». « Notre pays fait face à la crise d’un système politique dans son ensemble dont découlent l’impasse politique, la panne économique et l’instabilité sociale que nous connaissons et que des élections routinières sont condamnées à être de nul effet sur cette crise systémique ».

Interrogé sur le fait de la non-participation de son parti à l’élection législative prochaine alors qu’il s’était lui-même porté candidat à la dernière présidentielle, Benflis a eu les explications suivantes : « en 2014, mon engagement était celui d’un homme libre, j’avais juste consulté les membres de ma famille et mes amis. Aujourd’hui, la situation est différente. Je suis à la tête d’un parti politique, la décision de ne pas participer à la législative n’est pas la mienne mais celle de cadres et de militants qui ont agi au sein d’une instance souveraine du parti ».

Pour le président de Talaie El Hourriyet, le prochain scrutin sera une nouvelle fois « entaché de fraude ». Selon lui, la Haute instance indépendante de surveillance des élections- qu’il a qualifié de « simple boîte aux lettres »- n’offre aucune garantie en termes de transparence. « Une étude réalisée par des experts membres du Conseil national de notre parti avait détecté 12 niches de fraude utilisées par le pouvoir lors des élections. Mais avec les dernières dispositions imposées dans l’organisation des scrutins, ces niches de fraude sont passées à 18 », a-t-il relevé.

Ali Benflis s’est dit réaliste quant à la réaction du pouvoir après la décision de son parti de boycotter la prochaine élection. « Nous ne sommes pas naïfs, nous savons que nous allons subir les pires entraves ». Des difficultés qui ont débuté, selon lui, dès la tenue de la session du Comité central avec un « black-out » des médias publiques décidé par le pouvoir.

Farid Menani

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