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200 Mrds DA par mois pour faire fonctionner le pays Abonnez-vous au flux RSS des articles

21 sept. 2017
14:18
0 commentaire Le Premier ministre s'est voulu rassurant

Il a l’habitude « donner quelques chiffres ». Aujourd’hui Ahmed Ouyahia a donné tous les chiffres, du moins ceux dont il disposait au 17 septembre du mois en cours.

 

Le Premier ministre s’est longuement étalé sur le volet financier et de la gouvernance en répondant aux députés. Il a annoncé l’introduction par l’une des banques publique, avant la fin de cette année, l’introduction de la finance islamique, y compris en instaurant le chèque islamique qui sera consacré par la loi de Finances pour l’année prochaine. 4 autres banques publiques suivront au courant de 2018. « Cela permettra, a précisé le chef de l’Exécutif à ceux qui refusent les intérêts de bancariser leur argent.

Concernant l’argent de l’informel, l’intervenant a affirmé que la masse monétaire totale afférente est de 14.500 milliards de dinars à juillet dernier. Dans tout cela, l’argent de l’informel représente 1.700 milliards de dinars. « Cela n’est pas suffisant pour régler nos problèmes », dira-t-il en précisant que « nous avons besoin de 200 milliards de dinars pour faire fonctionner le pays pendant un mois. » Cela au moment où l’Etat devra rembourser 500 milliards de dinars à la CNAS qui est allée au secours de la CNR, a encore informé le Premier ministre pour justifier un peu plus le recours au financement non conventionnel. Ce d’autant que nos réserves de change se sont établies en aout dernier à 103 milliards de dollars. « Et il n’est pas exclu qu’elles baisseront au courant de ce mois pour atteindre 102 ou 101 milliards de dollars. »

« Nous vivons l’enfer, nous n’avons pas d’argent »

En tentant de ne pas verser dans le fatalisme, Le Premier ministre a indiqué aux députés que « lorsque j’ai dit que nous n’avions pas d’argent pour payer les salaires du mois de novembre, je n’ai pas menti. » Il en voudra pour preuve qu’au 31 août de l’année en cours le Trésor public avait dans ses caisses 50 milliards de dinars. Au 14 septembre, celles-ci ont été renflouées par les impôts pour atteindre 350 milliards de dinars. « Nous vivons l’enfer, nous n’avons pas d’argent, lancera-t-il. C’est pour cela que l’Etat n’a pas d’autre choix que d’aller vers le financement non conventionnel à travers l’amendement de la loi sur la monnaie et le crédit.»

Abordant le non recouvrement de 12.000 milliards de dinars d’impôts tant décrié par les députés lors des débats, Ahmed Ouyahia a affirmé que dans ces 12.000 milliards de dinars, il y a 7.000 milliards de dinars d’amendes judiciaires qui sont malheureusement frappés de prescription et don irrécupérables. 1.900 milliards de dinars représentent les impôts des entreprises dissoutes, donc tout aussi irrécupérables. Quant au 2.500 milliards de dinars restants, ils sont versés dans le contentieux et d’autres devant les tribunaux administratifs.

Pour ce qui est des crédits bancaires non remboursés leur masse représente 8.467 milliards de dinars, dont 4.000 milliards de dinars accordés aux entreprises publiques, 700 milliards de dinars pour l’Ansej, le reste ayant été octroyé au privé. En fait les crédits remboursés (compromis), selon le Premier ministre représentent 11% de la totalité.

Enfin, Ahmed Ouyahia a démenti tout arrêt des subventions en précisant qu’une étude est en cours sur la question et elle sera débattue avec les partenaires sociaux une fois achevée.

Faouzia Ababsa

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