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Le partenariat public-privé en discussion Abonnez-vous au flux RSS des articles

12 avril 2017
14:14
0 commentaire Certains projets public-privé ont connu des échecs

Le Trésor public ne peut plus financer certains projets. Mais l’absence d’un cadre juridique ne permet de le faire avec d’autres fonds.

 

Aussi, le gouvernement a pensé à l’élaboration d’une loi relative au financement des projets via le partenariat public-privé. D'ailleurs le ministère des Travaux publics et des transports, en collaboration avec la Banque mondiale ont organisé, ce matin à Alger, un atelier sur le partenariat public/privé. Intervenant lors de cet événement, Abdelmalek Boudiaf, ministre de la Santé, de la Réforme hospitalière, qui assure également l’intérim des Travaux publics et des Transports a indiqué que le secteur des travaux publics et des transports envisage le recours à des solutions alternatives et complémentaires pour mobiliser des ressources financières nécessaires à la pérennité de son développement.

Pour le ministre, cette rencontre traduit l'émergence d'une vision nouvelle dans la conception du service public et son mode de financement, privilégiant la mise en place de partenariats productifs dans la gestion des projets d'intérêt général. L'objectif, selon lui est de rationaliser les dépenses publiques en fonction des priorités et aussi de satisfaire les besoins des populations notamment en matière d'accès à des infrastructures répondant à des exigences de qualité.

Selon Abdelmalek Boudiaf, dans ce contexte, les pouvoirs publics sont disposés à mettre en place des mécanismes de facilitations pour permettre une meilleure approche du développement du secteur et une plus grande ouverture aux opérateurs nationaux et étrangers dans le financement, la réalisation et la gestion des infrastructures dans le cadre d'une démarche économique rationnelle et d'un partenariat fructueux avec un transfert de savoir-faire, notamment les concepts de management et les outils de montage financier.

Pour sa part le représentant de la Banque mondiale (BM) en Algérie, Demba Ba, a affirmé que son institution est prête à accompagner le gouvernement algérien dans sa recherche et sa démarche de développer le partenariat public/privé (PPP). Il a indiqué également que la BM va partager ses expériences, expliquer les mécanismes des partenariats mutuellement bénéfiques et ce dans l'objectif de dégager les facteurs de succès de cette option stratégique de développement économique et social.

Les PPP peuvent également présenter des risques pour les gouvernements, selon plusieurs experts présents lors de cet atelier. Ainsi, Olivier Fremond, expert à la Banque mondiale a soulevé plusieurs projets réalisés en PPP à travers le monde, dont la majorité a connu des échecs. Chose qui a nécessité, selon lui, l’intervention des gouvernements pour payer les dettes des privés.  Pour éviter ces échecs, l’expert de la BM a souligné la nécessité de se pencher sur « la bonne gouvernance des infrastructures » et aussi de mettre en place un cadre juridique et institutionnel solide.

Le ministre des Travaux publics et des Transports, Boudjemaâ Talaï, avait déclaré en décembre dernier que le projet de loi en cours d'étude au niveau de son département, relatif au financement des projets via le partenariat public-privé, insufflera une nouvelle dynamique aux projets d'infrastructures.

Noreddine Izouaouen

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