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Ali Haddad à l’issue de sa rencontre avec le Premier ministre
Le FCE propose un emprunt national de 2.000 milliards DA Abonnez-vous au flux RSS des articles

27 juil. 2015
17:01
2 commentaires "Des mesures urgentes à une situation urgente"

Une délégation du FCE, à sa tête son président, a été reçue aujourd’hui par le Premier ministre, auquel elle a remis le document final que le forum a élaboré et portant « propositions pour l’émergence de l’économie algérienne ». 

 

Une première mouture avait été transmise à Sellal en avril dernier. La rencontre s’est déroulée en présence de MM. Bouchouareb, El Ghazi, Benkhalfa et Sidi Saïd, respectivement ministre de l’Industrie et des Mines, du Travail et de la Sécurité sociale et des Finances et secrétaire général de l’UGTA. Le conclave aura duré plus d’une heure. Le Premier ministre, selon Haddad voulait « approfondir certaines questions. » Conclave à l’issue duquel le président du Forum des  chefs d’entreprises a animé une conférence de presse.

« Nos propositions sont en parfaite symbiose avec l’orientation économique de l’Etat, notre but est d’arriver à un développement fort et durable pour maintenir notre système social, contenu au demeurant dans la déclaration du 1er novembre 1954 », dira d’emblée le patron du groupe ERTHB qui fera une sorte de résumé sur les propositions qui se déclinent en mesures structurelles et sectorielles, mais qui touchent également le dispositif des subventions. « Ce sont des mesures urgentes à une situation urgente, surtout que le prix du pétrole continue de baisser. »

Ali Haddad indique que quelques-unes des mesures proposées ont déjà été prises en charge par le gouvernement à l’instar des réaménagements de la Taxe sur l’activité professionnelle (TAP) et l’Impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS). Ces dernières ont en effet été revues à la baisse dans la loi de Finances complémentaire pour 2015 publiée aujourd’hui au journal officiel et donc en vigueur à partir de demain. Un réaménagement de la TAP, dont le FCE s’en félicite alors qu’il avait fait pendant des années, de son abrogation l’un de ses chevaux de bataille.

Le Forum s’est également félicité de l’amendement du décret de 2010 portant code des marchés publics et la dépénalisation de l’acte de gestion. « Une mesure qui libère les gestionnaires du secteur public particulièrement qui pourront prendre l’initiative des décisions concernant le développement de leur entreprise. » Et Haddad d’ajouter : «  nous voulons des réformes consacrées aux entreprises qui sont le seul moyen de réaliser une croissance forte. Le Forum a plaidé pour la réalisation effective du partenariat public-privé. « Nous ne voulons pas de la privatisation des entreprises publiques. Celles-ci doivent être aidées et nous les défendrons. » Alors que lors de sa dernière journée électorale pour la présidence du FCE, Ali Haddad avait déclaré revendiquer du gouvernement qu’il ouvre le capital des entreprises publiques au privé et lui permettre également de prendre des actifs dans les banques étatiques.

Un fonds d’investissements de 10 milliards de dollars

Pour en revenir aux mesures, le forum des chefs d’entreprises propose la création d’un fonds d’investissements de l’ordre de 10 milliards de dollars pour « favoriser le développement des entreprises qui sera financé par le Fonds de régulation des recettes. » Un fonds ouvert à la participation institutionnelle et privée nationales, à celles d’investisseurs étrangers (BAD, SFI et BID), lequel pourra mobiliser la somme de 100 milliards de dollars pour l’investissement. L’autre mesure structurelle suggérée par cette organisation patronale réside dans le lancement d’un grand emprunt national de 2.000 milliards de dinars, garanti par l’Etat destiné au financement de projets prioritaires dans les domaines de l’économie numérique, des énergies renouvelables et du soutien aux PME innovantes.

Le FCE propose aussi, entre autres la réforme des prix et des subventions sur le marché national. Les transferts sociaux, subvention des matières de première nécessité comprise coûtent à l’Etat la bagatelle de 1.700 milliards de dinars, selon le forum des chefs d’entreprises. « Alors que si on ciblait ces subventions on gagnerait 400 milliards de dinars qui permettront le recrutement de 100.000 universitaires dans les communes qui seront chargés de recenser les gens dans le besoin à qui iraient ces subventions », indique M. Benabdesselam, membre de l’exécutif du forum. Ceci pour les mesures structurelles urgentes.

Pour les sectorielles, elles touchent tous les activités sans exception aucune. Cela va du secteur de la mécanique, aux transports en passant par l’industrie et l’agriculture. Concernant les importations, le FCE plaide pour l’interdiction d’importation des produits fabriqués localement et de bonne qualité. L’organisation patronale estime qu’avec de telles mesures, l’Algérie n’importera que pour 15 milliards de dollars et exportera pour 10 milliards de dollars. Cela favorisera également la création de 60.000 emplois directs par an.

Faouzia Ababsa

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Commentaires

30 Jui 2015
SLIMAN 14h37

Les « chefs d’entreprise » affiliés à cette organisation feraient mieux de commencer par balayer devant leur porte. Vous n'êtes nullement capables de maîtriser vos coûts, et malgré cela, vous obtenez des marchés de gré à gré auprès des entreprises publiques. Par quels moyens, expliquez-nous ……. Les chefs d'entreprise étrangers qui acceptent de créer des sociétés mixtes avec vous sont vos maîtres qui vous ont enseigné les techniques de l'arnaque et de la corruption. Elles savent pertinemment que vous ne pouvez jouer qu’un rôle d’intermédiaire véreux et oisif. Vous n’existez que grâce à un clan au pouvoir qui s’accommode parfaitement d’un système que des étrangers maffieux attirés par la rente pétrolière leur ont "suggéré" ….A quand la fin de cette maudite rente, pour que notre pays puisse, enfin, disposer de chefs d'entreprises qui soient de véritables managers ??????

29 Jui 2015
SLIMAN 17h48

« Nous ne voulons pas de la privatisation des entreprises publiques », dites-vous. Que vous le vouliez ou non, cette prérogative relève du gouvernement et non des entreprises.
Pour l’investissement, à charge pour l’entreprise de présenter un dossier de financement aux banques justifiant de la rentabilité et de la fiabilité de son projet, du retour d’investissement, d’un niveau d’intégration économique, en un mot, de tous les critères habituels prouvant que l’entreprise sera capable de tenir ses engagements vis-à-vis de la banque, et partant, du maître d’ouvrage. C’est fini les arnaques …..

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