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La gestion de l’eau, cette autre crise Abonnez-vous au flux RSS des articles

18 sept. 2017
07:59
0 commentaire Station de dessalement d'El Hamma

Les barrages sont remplis actuellement à moitié, si les précipitations de la saison vont encore tarder en plus,  de l’envasement des barrages le risque de manquer d’eau sera une autre crise à gérer. 

 

5 barrages seront réceptionnés d'ici la fin de l'année 2017 pour faire un total de 74 et une capacité globale de 9 milliards de mètre cube à horizon 2019. Mais, c’est loin de satisfaire la demande grandissante et, des consommateurs et des installations industrielles, ce qui interpelle toute une politique de l’eau à même d’accompagner le développement  industriel et agricole. Le secteur agricole sur lequel repose bien des attentes manque de cette ressource primordiale pour son développement puisque jusque la dépendant du seul facteur exogène à savoir la générosité du ciel.  Le ministre de la ressource hydrique expliquait à l’APS que son département compte récupérer les eaux épurées pour les réutiliser à des fins agricoles tout en soulignant que cela représente « une préoccupation » majeure. Sauf que les investissements consentis dans ce sens depuis des années à savoir l’épuration de l’eau de mer ne donne pas encore de résultats probants puisque la production de cette ressource non-conventionnelle est d’à peine de 2 millions de mètres cube par jour et ne représente que 17% de l'offre nationale en eau potable. Cette quantité pourrait évoluer sensiblement d’ici la fin de l’année 2017 pour atteindre les 20%.

Le ministre a annoncé en outre la prévision de 400 millions de M3 d’eau qui seront produits par les 200 unités d'épuration dont l’installation est prévue pour 2018, cette eau est destinée exclusivement à l’agriculture et permettra d’irriguer selon le ministre un total de 100.000 hectares.

L’autre souci ayant aussi pénalisé une gestion rigoureuse de l’eau  est le problème d’envasement des barrages, après le fâcheux épisode du complexe El Hadjar, les autorités concernées se sont orienté vers l’investissement des équipements nécessaires à cela. Pour la première fois, il sera fabriqué localement des machines de dragage des barrages par la compagnie publique d'équipement industriel ALIECO, filiale de l'entreprise nationale de charpente et de chaudronnerie ENCC  avec l’expertise d’un bureau espagnol d'engineering naval de Levantina Ingenieria y Contruccion (LIC).

La première drague pour le dévasement des barrages sera livrée fin mars  2018, a indiqué le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, lors de la cérémonie de lancement de réalisation de ces équipements au niveau de l'usine d'Alieco à Hussein Dey (Alger). Pour rappel, sur les 65 barrages opérationnels au niveau national, 11 sont concernés par ce fléau.

L. Aizouni

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