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«L’Italie demeure le premier acheteur du gaz algérien» Abonnez-vous au flux RSS des articles

21 juil. 2016
16:00
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Rencontré en marge de l’Assemblée générale constitive pour la création du Club d’Affaires Algéro-Italien, tenue hier à l’hôtel l’Aurassi, l’ambassadeur de l’Italie, Michele Giocamelli s’est félicité de ce pas géant entre les opérateurs économiques qui va booster certainement, les relations historiques bilatérales entre les deux pays, notamment sur le plan d’échange commercial et d’investissement.

 

L’Econews : peut-on connaître en premier lieu l’objectif principal de la création du Club d’Affaires algéro-Italien ?

Michele Giocamelli :Notre objectif est de mettre ensemble les entreprises italiennes et algériennes pour échanger les informations sur des opportunités d’affaires, accompagner l’action de l’investissement et promouvoir les échanges entre l’Italie et l’Algérie. L’important aujourd’hui est de faire une action complémentaire à l’action institutionnelle de l’ambassade et du bureau commercial pour faciliter les rencontres entre les entrepreneurs, soutenir  les nouveaux investissements mixtes grâce à ce nouveau club qui a, surtout comme mission principale de booster les relations de partenariat économique et commercial entre les deux pays.

Est-ce que la règle 49/50 pose problème aux investisseurs italiens ?

C’est bon, la règle existe. Il faut s’adapter à cette disposition réglementaire, mais je pense qu’il faut avoir une nouvelle réflexion pour mieux encourager les investisseurs comme cela se fait ailleurs. La réaction à cette règle n’est pas la même pour tous les opérateurs économiques italiens. Elle change selon la dimension, le secteur et l’expérience de travail avec l’Algérie. D’une manière générale, les grandes entreprises trouvent leur compte en dépit de cette règle, par contre les petites et moyennes entreprises rencontrent beaucoup de difficultés.

Le volume des échanges commerciaux entre les deux pays, est-il au bon niveau ?

Les échanges entre les deux pays se chiffrent à un niveau important. L’Italie est le premier partenaire commercial de l’Algérie avec une balance commerciale équilibrée. Nous achetons avec une valeur  d’environ six  milliards de dollars et nous exportons vers l’Algérie environ cinq milliards de dollars. Ceci dit, il y a des marges d’améliorations très importantes. Nous sommes le 3eme fournisseur de l’Algérie après la Chine et la France. Nous aimerions avoir plus non seulement dans le secteur du commerce mais aussi dans l’engagement politique et dans les investissements pour promouvoir l’économie des deux pays, en faisant des cycles de partenariat économique florissants. A travers ces partenariats, nous allons profiter des opportunités qui existent en répondant ainsi à la forte demande des opérateurs économiques italiens et leurs homologues algériens

L’Italie est connue comme leader dans le secteur automobile et l’Algérie s’intéresse à ce secteur. Dans la perspective, l’Italie aura-t-elle une part de ce marché ?

Le secteur de l’automobile est prospère en Italie, connu mondialement pour sa mécanique hautement qualifié. Les négociations sont à haut niveau avec les responsables politiques algériens et les constructeurs d’automobiles italiens et j’espère qu’elles vont aboutir à des bons résultats prochainement. Le secteur de la sous-traitance est aussi pris en charge et il y a une forte demande sur le marché algérien. D’autres secteurs sont aussi très sollicités dans lesquels nous pouvons hisser des relations de partenariat durables. Aujourd’hui, dans le cadre du club d’affaires algéro-italien, nous avons ciblé quelques secteurs qui peuvent intéresser les opérateurs, comme l’agriculture, l’agroindustriel, la mécanique, le tourisme, etc., bien sur tout en restant ouvert aux autres secteurs. De toute façon la composition du club est mixte et il y a des représentants de presque tous les secteurs et nous voulons développer toutes les activités économiques via ce club.

Concernant le gaz, y a-t-il d’autres nouveaux contrats entre l’Algérie et l’Italie ?

Le gaz est un secteur historique dans nos relations, l’Algérie est un fournisseur fiable et l’Italie est un bon et fidèle client dans ce domaine. Il ne faut pas oublier que l’Italie est le premier acheteur du gaz algérien. Nous allons continuer avec la même cadence surtout qu’il y a beaucoup d’entreprises italiennes qui se sont engagées dans le développement des relations de partenariat dans ce sens et nous avons déjà des partenaires traditionnels et historiques dans ce secteur. 

Naima Allouche

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