mercredi 28 juin 2017 Recevez l’actualité par courriel ou flux RSS

Bouzid Illourmane : La CGMP est garante des grands projets Abonnez-vous au flux RSS des articles

15 janv. 2016
10:15
0 commentaire M. Bouzid Illourmane

La Caisse de garantie des marchés publics intervient dans plusieurs projets de grande réalisation comme celui du métro d’Alger, de l’autoroute ou autre chantier. Elle peut mobiliser jusqu’à 80% du montant de la créance d’une entreprise. Dans cet entretien Bouzid Illourmane, chef de département commercial de la CGMP, nous explique davantage le rôle de cet établissement et sa valeur ajoutée sur le marché.

 

L’Econews : Comment peut-on garantir les marchés publics et à quoi se résume le rôle de la CGMP ?

Bouzid Illourmane: La Caisse de garantie des marchés publics est une institution financière à caractère industriel et commercial. Elle a été créée par le décret exécutif n°98-67 du 21 février 1998, dans le cadre du programme des réformes économiques engagées par l'État, afin de remédier aux difficultés rencontrées par les opérateurs économiques détenteurs de marchés publics. Elle est placée sous la tutelle du ministère des Finances et jouit de l'autonomie financière. Sa mission est d’accompagner l’entreprise algérienne dans la réalisation de la commande publique. Elle intervient avec deux types de produits, à savoir, le crédit par signature et le crédit de la trésorerie. Le premier concerne toutes les cautions que demande le maître d’ouvrage auprès de l’entreprise de réalisation. Cela veut dire les cautions de soumissions ou de bonne exécution et des cautions de restitution d’avance forfaitaire et la caution de restitution d’avance sur l’approvisionnement. Nous intervenons, également dans les crédits de trésorerie sous forme d’avance sur situation et/ou facture et un crédit de mobilisation de créances. Ce dernier est peu courant par rapport au premier qui est très sollicité. Nous intervenons dans toutes les situations, notamment, de crise comme celle que vit le marché de l’investissement actuellement. Nous avons été crées dans une situation similaire à celle d’aujourd’hui. Notre objectif est d’apporter plus d’assurance et de garantie aux opérateurs économiques détenteurs de marchés publics. Notre objectif comme je l’ai déjà dit est d’accompagner les entreprises dans la réalisation des commandes publiques ou les projets étatiques  prévus par le budget de l’Etat. Nous avons la garantie de plusieurs projets sur le marché, dont celui du métro d’Alger, de l’Autoroute, du BTPH, etc.

Vous vous portez garants même pour des projets de partenariat avec des étrangers détenteurs de marchés publics ? Comment agissez-vous en cas de litige ?

Toutes les entreprises algériennes et de droit algérien bénéficient de notre garantie. J’ai bien précisé que ces entreprises doivent être « de droit algérien inscrites au registre de commerce algérien ». Même notre fonds évolue en fonction de ces entreprises. En cas de litige entre les entreprises détentrices de marchés publics, nous intervenons indirectement pour le résoudre. Nous jouons le rôle de médiateur bien que cela ne relève pas de notre prérogative. Mais nous essayons ainsi de garder nos partenaires. Pour régler les litiges, nous intervenons à travers le crédit de trésorerie pour venir au secours des entreprises de réalisation en difficulté financière et en conflit avec leur maître d’ouvrage. Nous pouvons mobiliser jusqu’à 80% du montant de la créance de l’entreprise, à condition qu’elle s’engage à nous donner une attestation de paiement.

Parmi les types de passation de marché qui ont fait polémique pour cause de « favoritisme », il y a le gré à gré. Qu’en pensez-vous ? 

Nous sommes présents uniquement dans le cadre des marchés publics et nous, nous adaptons à chaque changement réglementaire inscrit dans cette optique.  A partir de ce mois, de nouveaux changements seront opérés dans le code des marchés publics et nous devons les respecter. Les changements seront positifs et apporteront plus d’éclaircissement de la réglementation des marchés publics, notamment, ceux relatifs aux types de passation de marchés. Ces derniers sont bien définis par la loi et l’attribution des marchés publics de gré à gré est soumise à des conditions spécifiques et dans ce cas le marché ne peut être remis en cause. On ne peut pas parler de favoritisme alors que les soumissionnaires ont été assujettis à des conditions et doivent répondre aux critères que l’Etat a établi. Le choix de passation ne peut poser de problème.

Samira Bourbia

Sur le même sujet
12févr. 2013

Caisse de garantie des marchés publics 81 milliards de dinars attribués en 2012

06mai 2015

Marchés publics La CGMP a octroyé 1.300 garanties depuis janvier 2015

31déc. 2014

Selon le DG de la CGMP Le financement des marchés publics sera maintenu en 2015

Votre commentaire

Inscrivez-vous  ou  connectez-vous  afin de pouvoir laisser un commentaire.