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Un cahier de charges pour l’importation de la pièce de rechange Abonnez-vous au flux RSS des articles

26 févr. 2017
16:55
0 commentaire Pièces détachées, parent pauvre de l'industrie automobile

L’imploration de la pièce de rechange automobile sera soumise prochainement à des conditions qui seront dictés dans le cahier de charge qui sera présenté incessamment pour le gouvernement. 

 

Parmi les conditions imposés, «les importateurs seront tenus d’acheter ces pièces directement auprès du fabricant a indiqué aujourd’hui le ministre de l’Industrie et des Mines Abdessalam Bouchouareb.  « L’importateur sera obligé d'avoir des contrats d'achat direct auprès du fabricant sans passer par un intermédiaire», a-t-il déclaré en marge d’une plénière au Conseil de la Nation consacré à la présentation et le débat du projet de loi sur la métrologie.

Le fabricant de ces pièces doit aussi avoir un agrément auprès du constructeur automobile pour qui il fabrique ces pièces, a expliqué le ministre, citant l’exemple de certaines marques mondiales qui ne fabriquent pas elles-mêmes la totalité de leurs besoins, mais donnent des agréments à d’autres sociétés qui le font pour elles.

«La relation doit être entre le fabricant d’origine ou avec le fabricant ayant un agrément auprès du premier constructeur. Cela va nous permettre d’avoir de la transparence dans ce que nous importons et de garantir la sécurité du citoyen et du consommateur», a-t-il expliqué.

 Ce cahier de charges, qui sera soumis au secrétariat du gouvernement dans les dix jours à venir,  devrait combler "un vide existant" dans l’importation des pièces de rechange dont la facture annuelle est estimée à environ 800 millions de dollars.

«Mais ce n’est pas la valeur des importations qui nous intéresse, c’est plutôt le nombre d’accidents de la route qui tuent des milliers d’Algériens chaque année et dont l’un des facteurs résident dans la non-conformité des pièces de rechange aux normes requises», a argumenté le ministre.

Questionné sur la prochaine réunion Tripartie (Gouvernement-UGTA-patronat) prévue en mars prochain, M. Bouchouareb a indiqué que son secteur et celui des finances allaient présenter leurs bilans et visions concernant la diversification de l’économie nationale.

«Concernant l’évaluation de l’année 2016, vous allez avoir des surprises», a-t-il affirmé relevant que, parmi les indicateurs positifs, l’augmentation des recettes de l’impôt sur le bénéfice des sociétés (IBS) de 24%.  « Cela veut dire qu’il y a eu de nouvelles entreprises qui ont fait des bénéfices et ont contribué à cette hausse», a-t-il dit. Le ministre a cité également un autre indicateur, la hausse du nombre d’entreprises créées durant le premier semestre 2016 de 6% et "ce sont toutes des sociétés économiques ».

k.L/APS

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