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Boumédiène Derkaoui, à l’Eco
«Saïdal produira des princeps» Abonnez-vous au flux RSS des articles

25 févr. 2015
10:17
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Lorsqu’il a été nommé à la tête du groupe en 2010, il était loin de se douter que les lobbies allaient de nouveau s’en prendre à Saïdal, histoire de ternir à tout jamais son image et la vouer aux gémonies. Une aubaine s’était présentée à eux à travers ce qu’on appelait à l’époque l’affaire du médicament Rhumafed, une erreur de conditionnement sans danger qui a failli arriver à bout du groupe. C’est dire que l’entreprise, avait-il affirmé en 2011, dérangeait par son plan de développement plus qu’ambitieux. Boumédiène Derkaoui, Pdg de Saïdal, revient avec plus de détails sur ce plan, dans cet entretien, paru dans les colonnes de L’Éco (N°105 / du 1er au 15 février 2015).

 

L’Eco : Le Groupe Saïdal a bénéficié dès 2010 d’un plan de développement colossal. Où en est sa mise en application ?

Boumédiène Derkaoui : Il avance bien. Nous avons lancé plusieurs projets, dont sept usines de médicaments et parmi lesquelles figurent l’extension de celle de Constantine pour les cartouches d’insuline, cela en partenariat avec le laboratoire danois Novo-Nordisk. Ce ne sera pas moins de 1 million de cartouches qui y seront fabriquées. Notre objectif est de répondre à la demande locale, sans cesse grandissante compte tenu de l’augmentation des personnes atteintes de diabète. C’est un projet qui revêt une très grande importance, pour ne pas dire stratégique aussi bien pour le groupe pharmaceutique algérien, le pays mais aussi les diabétiques, au nombre de deux millions aujourd’hui. Un nombre appelé à augmenter s’il en est. Le budget alloué pour le redéploiement et le plan de développement du groupe est de l’ordre de 160 millions d’euros. Avec cela, nous comptons arracher 35% du marché national et couvrir 80% de la production

C’est donc une deuxième usine que vous comptez construire à Constantine ?

Effectivement. Nous avons pensé à une extension de celle déjà existante. Mais après étude, nous avons opté pour la construction d’une nouvelle usine. J’aimerais signaler que le partenariat que nous avons signé avec notre partenaire danois, est complet. Il inclut le transfert de technologie, l’assistance à la formation. D’ici 2016, elle entrera en production.

En dehors de l’insuline, Saïdal est connue pour la fabrication des antibiotiques, à travers son usine de Médéa, mais elle a aussi opté pour le médicament générique…

Ce n’est pas tout. Saïdal compte s’engager dans la fabrication du princeps à travers l’accord de partenariat, signé en novembre dernier avec laboratoires français Servier, qui prévoit la production, sous licence, de médicaments princeps et le transfert de technologie et du savoir-faire des laboratoires, ce qui diminuera, tout comme l’insuline et les génériques, la facture de l’importation.

Les 160 millions d’euros sont des crédits bancaires ou des fonds propres ?

Il y a une part qui provient du Fonds national d’investissements avec un délai de remboursement de 20 ans tandis que l’autre part est puisée sur fonds propres.

Le groupe envisage-t-il de lancer d’autres produits pour la diversification de ses produits ?

Nous allons redémarrer le projet Taphco en partenariat avec la société jordanienne, Tassili pharmaceuticalcompany, de produits injectables et formes sèches (comprimés et gélules), l´objectif étant de fabriquer, en partie, des médicaments essentiels, actuellement importés.

 

Faouzia Ababsa

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