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Pièce de rechange : L’Etat ne contrôle pas le marché Abonnez-vous au flux RSS des articles

12 avril 2017
09:56
0 commentaire M. Mourad Oulmi, président de l'Association des concessionnaires

Ce sont des chiffres effarants, à donner le tournis, qui ont été communiqués ce matin par le président de l’Association des concessionnaires à propos du marché de la pièce de rechange.

 

Mourad Oulmi qui était l’hôte ce 12 avril de la radio nationale, a en effet, révélé que les importations de la pièce de rechange ont atteint 1,2 milliard de dollars en 2016. La part des concessionnaires qui s’approvisionnent directement chez les constructeurs, elle, ne dépasse pas les 200 millions de dollars. Ce qui a amené l’intervenant à se demander d’où proviennent les autres pièces de rechange qui représentent 1 milliard de dollars. Il esquissera lui-même la réponse en affirmant qu’elles sont forcément contrefaites non sans s’étonner qu’elles sont importées, outre la Chine, des Emirats arabes unis (qui ne disposent pas d’usine en la matière) ou encore des paradis fiscaux, comme Andorre. M. Oulmi conclut que forcément c’est 1 milliard de dollars de pièces de rechange qui échappe à tout contrôle, sans compter la surfacturation et la fraude fiscale.

Le marché des voitures d’occasion a été également abordé par le président de l’Association algérienne des concessionnaires automobile. Lequel a précisé que ledit marché représente une niche fiscale inestimable. Un marché qui n’est pas non plus contrôlé par les pouvoirs publics puisque le Trésor public ne perçoit aucun centime sur les ventes. « 700.000 véhicules d’occasion sont vendus annuellement. A raison d’un million de dinars l’unité, ce ne sont pas moins de 7 milliards de dollars sur lesquels l’Etat n’a aucun droit de regard.

Néanmoins, le patron de Wolswagen Algérie, dont le premier véhicule sortira de l’usine d’assemblage au milieu du mois de juin, reste optimiste. Justement parce que l’Etat a décidé de s’intéresser, et à la pièce de rechange et aux voitures d’occasion. Ainsi, l’hôte de la radio estime qu’après le cahier de charges imposés aux importateurs de véhicules, il est impératif aujourd’hui d’en instaurer pour la pièce de recharge. Il a suggéré d’exiger des importateurs, « qui ont gagné beaucoup d’argent depuis le temps, qu’ils investissent dans la production de la pièce, mais aussi de s’approvisionner exclusivement chez le constructeur. M. Oulmi a défendu les fabricants locaux qui produisent de la pièce de bonne qualité, à l’image de la batterie. « Ils sont concurrencés par l’importation, il faut par conséquent les protéger», a-t-il précisé. Idem pour les voitures d’occasion qui peuvent être repris par les concessionnaires. Mais pas seulement. Pour lui, c’est une activité qui non seulement fera rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat à travers la fiscalité, mais elle peut créer plus de 20.000 emplois directs et indirects.

Faouzia Ababsa

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