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Les IDE en Algérie sont très faibles Abonnez-vous au flux RSS des articles

20 avril 2017
14:40
0 commentaire "Les investissements stratégiques sont interdits en France"

Malgré les nouvelles opportunités avantageuses rendues possibles grâce au nouveau code de l’investissement, les investissements des opérateurs économiques français en Algérie restent faibles.

 

C’est ce qu’a affirmé aujourd’hui, à Paris, le directeur d’études à l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI), Salim Branki. « Il y a eu, de 2002 à nos jours, un total 165 projets d’investissements français en Algérie hors hydrocarbures pour un volume financier de 342 milliards de dinars (environ 340 millions d’euros) », a indiqué M. Branki lors de son intervention à une rencontre à Paris sur le thème "La réforme du droit algérien des investissements et ses défis". Cette réalité a été soulevée par le Premier ministre Abdelmalek Sellal, lors d’une conférence de presse animée conjointement avec le Premier ministre Français Bernard Caseneuve, élargie aux membres des deux délégations, le 6 avril dernier.

Ainsi, le responsable de l’ANDI, a précisé que « sur l’ensemble des projets d’investissements français, 126 ont été réalisés avec 12.890 emplois créés en Algérie », qualifiant ce volume de « frileux » au regard de « la volonté d’ouverture engagée », ces dernières années, par le gouvernement. M. Branki, qui est également chargé du Guichet unique, a tenté de répondre, textes à l’appui, à leurs questionnements autour des principes du code l’investissement réajusté surtout pour supprimer un certain nombre d’incohérences. Il a expliqué les différentes garanties offertes par ce code, notamment dans le transfert des capitaux, la protection par les conventions internationales, faisant constater que les investisseurs étrangers et nationaux sont logés à la même enseigne tant au plan de l’éligibilité qu’à celui des avantages.

Pour sa part, l’avocat algérien associé de LPA-CGR, organisateur de cette rencontre, Chems-Eddine Hafiz, a vanté dans son intervention la profonde réforme engagée par le gouvernement algérien qui répond, a-t-il dit, aux attentes des investisseurs en leur offrant de vrais avantages, notamment sur le plan fiscal et foncier.

Se basant sur les affaires de contentieux qu’il traite en tant qu’avocat, il a indiqué qu’il existe une image tronquée de l’Algérie, soutenant que, contrairement à ce qui se dit en matière de capitaux, des milliards de dollars sont transférés d’Algérie, chaque année, par des investisseurs étrangers, relevant à titre de comparaison que l’investissement étranger en France est très difficile et celui dit stratégique est interdit.

Cependant, il a préconisé la non généralisation de la règle 51/49% pour la création de partenariat en Algérie, qui devient une question récurrente chez les investisseurs étrangers, notamment auprès des restaurateurs qui détiennent seuls leur savoir-faire, surtout lorsqu’il s’agit d’enseignes reconnues mondialement.

N.I

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