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Les Algériennes sont peu entreprenantes Abonnez-vous au flux RSS des articles

06 avril 2016
12:41
0 commentaire M. Médina Checa José Manuel

Baptisé Women for Growh, le projet vise à promouvoir l’esprit d’entreprenariat chez la femme et augmenter le nombre des entreprises et de micro-entreprises dirigées par ces dernières. L’OIT sera un accompagnateur de gestion et de formation c’est du moins ce que nous a indiqué Médina Checa José Manuel, conseillé technique principal chez l’OIT.

 

L’Econews : Expliquez à nos lecteurs la nature de votre projet mené au profit de la femme algérienne entrepreneure et qui est baptisé Women for Growh.

Médina Checa José Manuel : L’organisation internationale du travail (OIT) a lancé un projet d’aide et de soutien à l’entreprenariat féminin en Algérie«Women for Growh». Il y a lieu de former des femmes chefs d’entreprises qui activent dans le domaine d’entreprenariats et qui s’intéressent au développement ainsi qu’à l’autonomisation de la femme algérienne en général. Le projet est financé par le département d’Etat des Etats Unis d’Amériques. Il est doté d’une enveloppe financière estimée à 1 millions de dollars et sera réalisé sur une période de douze mois. Dans le cadre des études effectuées par nos soins, il a été identifié une série de dix produits objets d’adaptation suivant les besoins traduits par un ensemble d’institutions publiques et privées qui travaillent en étroite collaboration avec notre organisme. Notre travail consiste en la formation d’un groupe de formateurs qui s’occuperont-elles mêmes par la suite d’en faire autant. Nous avons formé environ une cinquantaine dans deux outils : Germe (pour les femmes à faible niveau) et Get Ahead (pour celles qui ont un niveau plus élevé). Pour s’assurer du niveau d’encadrement transmis et exigé par notre organisme, nous procéderons vers la fin de chaque formation à une évaluation technique de ces mêmes formatrices. Il est à signaler aussi que cette formation est reconnue au niveau international et permettra à ces derniers d’atteindre d’autres réseaux de formateurs mondiaux du même secteur pour s’échanger les méthodologies et les expériences. Des rencontres régionales et internationales sont aussi au programme.  

Quels sont les objectifs attendus de cette initiative ?

 Women for Growh a pour objectif d’avoir un aperçu sur les conditions de développement de l’entreprenariat féminin en Algérie. Il vise également à promouvoir l’esprit d’entreprenariat chez la femme et augmenter le nombre des entreprises et de micro-entreprises dirigées par ces dernières. L’OIT publie d’une manière périodique des analyses, des recherches et des études concernant plusieurs aspects dans le domaine de l’emploi et de la protection sociale. Et nous avons entamé particulièrement pour l’Algérie plusieurs études qui traitaient de l’aspect de la femme et de l’emploi, la femme et la croissance économique, l’économie informelle, etc.

Il a été soulevé en fait que l’Algérie est parmi les quatre pays de la région MENA les plus touchés par ce phénomène. Les femmes en Algérie sont peu entreprenantes. Alors que paradoxalement, le cadre politique et réglementaire lié l’activité féminine en Algérie n’est pas contraignant. C’est dans ce cadre là que nous avons lancé une étude pour définir les embûches que rencontrent ces femmes dans la création de leurs entités. Il s’agit aussi d’interroger d’autres femmes qui veulent entamer une carrière dans l’entreprenariat sur les raisons qui ont fait que cela ne se réalise pas. Selon les dernières statistiques établies par l’ONS, les femmes travailleuses en Algérie sont majoritaires dans le secteur public. Les femmes diplômées en Afrique représentent aussi un volume beaucoup plus élevé que les hommes. D’autres points font l’objet d’une enquête en cours, dont les résultats seront publiés en mois de juin prochain. Vers la fin, des tables rondes seront organisées avec des opérateurs du secteur économique pour valider ces recherches. 

Comment peut-on bénéficier de ces formations et quelle est la catégorie de femmes ciblées ?

Nous sommes en contact avec des institutions et associations publique et privées.  Lesquelles sont en relation avec d’autres organismes au niveau régional qui sont invités à être en relation directe avec cette catégorie de femmes. En fait ces institutions vont accomplir la mission de rassembler un nombre important de femmes qui sont déjà dans le domaine de l’entreprenariat ou qui souhaitent y être. Elles sont généralement d’un profil différent. Nous avons identifié des femmes à faible niveau d’études, mais il y a aussi d’autres qui se sont déjà lancées dans des activités liées à l’économie verte par exemple et qui souhaitent se développer davantage dans ce créneau.  Je constate aussi qu’il n y a pas une grande différence entre le niveau d’études et la capacité d’esprit d’entreprise. D’ailleurs, les profils qui réussissent dans l’entreprenariat ne sont pas essentiellement ceux d’un niveau élevé. Nous encourageons ainsi l’ensemble des réseaux existants pour qu’ils multiplient leurs activités sur le terrain afin d’attirer un nombre plus important de femmes.  

Lynda Mellak

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