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Le FCE plaide pour un "Partenariat public/privé national" Abonnez-vous au flux RSS des articles

06 mars 2017
11:46
0 commentaire Le FCE soutient, revendique et défend la règle du 51/49.

Profitant de la participation de son organisation à la 20ème réunion Tripartite organisée ce lundi à Annaba, le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Ali Haddad a tenu à présenter quelques réflexions sous forme de propositions au gouvernement pour booster l’économie nationale. 

 

Ali Haddad, qui a exprimé sa satisfaction pour la tenue de cette édition a affiché son soutien au gouvernement qui a réalisé selon lui, des avancées considérables réalisées dans le cadre de la politique économique. Le patron des patrons a estimé que son organisation soutient, revendique et défend la règle du 51/49, qui en est l’expression première, parce qu’elle est de nature à consolider le secteur public et le secteur privé producteurs. « Nous souhaitons qu’elle soit complétée par un autre levier qui est de nature à renforcer puissamment les synergies entre ces secteurs et qui est le Partenariat Public/Privé », souligne Ali Haddad. A l’heure actuelle, le partenariat Public/Privé se réalise, essentiellement, entre le secteur public et des entreprises étrangères. «Le FCE plaide, pour que cette tendance soit inversée et que ce soient les entreprises nationales qui tirent profit du Partenariat Public/Privé », plaide Haddad.

Tout en plaidant que les entreprises nationales tirent profit du Partenariat Public/Privé, le président du FCE a tenu à avancer quelques propositions. Il s’agit entre autre de « la nécessité d’engager une réforme profonde de l’administration ». Sur ce point, il est nécessaire, souligne l’intervenant que l’administration économique se recentre sur ses missions de contrôle et de régulation et elle déploie aussi ses efforts dans le soutien et l’encouragement de l’investissement et l’amélioration du climat des affaires. « L’Algérie doit absolument confirmer sa volonté d’investir le marché africain à travers une démarche adéquate ». A cet égard, une dynamique a été lancée par le Forum Africain d’Investissement et d’Affaires qui a été un succès du point de vue des résultats enregistrés : pas moins de 28 accords ont été conclus, certains sont déjà en voie de concrétisation.

Pour Haddad, il est important de développer cette dynamique. Pour conquérir l’Afrique, il nous faut imaginer des instruments appropriés à savoir la mise en place d’un Comité national pour l’Afrique sous la haute autorité de le Premier ministre; la création d’une Banque Algéro-Africaine et/ou le développement du réseau d'une banque Algérienne en Afrique; l'adhésion de l'Algérie aux accords de coopération et de libres échanges Interafricains existants (ex: COMESA, CEN-SAD, CDAO, etc.).

La réduction de la commande publique inquiète les entreprises du BTPH

Le FCE propose aussi « la réforme du secteur financier et bancaire », qui doit, selon Ali Haddad, mettre en place des instruments financiers et bancaires modernes capables de soutenir le développement économique du pays; répondre à la nécessité de disposer de modes de financement alternatifs adaptés aux besoins des différents secteurs de l’économie; et assurer que le crédit ne soit plus assujetti à des garanties prohibitives.

L’organisation patronale attache également un intérêt particulier à « la réforme fiscale ». A cet égard, estime Haddad, il est urgent, de concevoir un système fiscal qui favorise la décentralisation de la décision économique et, d’une façon générale, adapte la fiscalité aux besoins d’un développement à grande échelle des entreprises et de nos territoires. « Nos préoccupations concernent également la question du foncier industriel », rappelle Ali Haddad, qui estime que les enjeux liés à cet aspect sont fondamentaux car il y va de la capacité de notre pays à donner corps à sa volonté d’investir et de créer.

L’intervenant a souligné également le « besoin de notre économie en matière de transfert de technologie, de savoir-faire, et de management », qui selon Ali Haddad, nous commande d’aménager des conditions plus attractives pour la Diaspora algérienne, qui souhaite apporter sa contribution à l’édification nationale. Le président du FCE clôture ses propositions par rappeler les autorités sur la situation de deux secteurs vitaux de l’économie nationale, qui est le secteur du BTPH et celui de la production du médicament.

Ainsi, Ali Haddad, aborde les contraintes du secteur du BTPH. « La contrainte sur la commande publique induite par le resserrement des dépenses publiques a mis à mal des centaines d’entreprises de ce secteur », estime-t-il et d’ajouter « cette situation accroît le risque de mortalité de ces entreprises. Par conséquent, une menace sérieuse pèse sur des milliers d’emplois. Il est essentiel, dans la conjoncture actuelle, d’accorder la plus grande attention à ce secteur et d’encourager les entreprises à se déployer dans d’autres secteurs (énergies renouvelables, agroalimentaire, pharmacie, etc.) »

N.I

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