dimanche 23 avril 2017 Recevez l’actualité par courriel ou flux RSS

La croissance économique algérienne en baisse Abonnez-vous au flux RSS des articles

11 janv. 2017
12:50
0 commentaire Siège de la Banque mondiale

Dans son rapport semestriel, la Banque mondiale (BM) a légèrement abaissé ses prévisions de croissance sur le globe. Le produit intérieur brut (PIB) mondial devrait progresser cette année de 2,7%, accélérant par rapport aux 2,3% atteints en 2016 mais marquant le pas (-0,1 point) par rapport aux projections publiées en juin dernier. 

 

Concernant, l’Algérie, l’institution de Bretton Woods a revu à la hausse les prévisions de croissance de l’Algérie pour 2015 et 2016, mais en anticipant un ralentissement de la progression du PIB pour 2017 en raison de la baisse des cours de pétrole. La BM a relevé de 1 point, le taux de croissance de l’économie algérienne en 2015 à 3,9% contre 2,9% projeté en juin dernier. Pour 2016, l’économie algérienne s’en est bien sortie en maintenant une croissance soutenue malgré la baisse des cours de pétrole qui a réduit ses recettes à l’exportation. Selon les pronostics ajustés de la BM, la croissance du PIB de l’Algérie devrait s’établir à 3,6% en 2016 contre 3,4% prévu en juin dernier, soit 0,2 point de plus, une progression qui reste soutenue grâce à l’entrée en production de plusieurs projets gaziers et la solidité de l’activité hors hydrocarbures.

A court terme, la  BM table sur un ralentissement de la croissance de l’économie algérienne à l’instar de celles des pays exportateurs de pétrole de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena). La croissance du Pib devrait s’afficher en baisse à 2,9% en 2017, à 2,6% en 2018 et à 2,8% en 2019, selon les mêmes projections. L’institution de Bretton Woods attribue ce ralentissement à "la réduction des dépenses dans les travaux publics et au report de la mise en œuvre de la réforme fiscale et des subventions",  malgré "les pressions budgétaires aigues". Pour autant, la BM qui a souligné la nécessité de mener ces réformes au regard de leur impact positif sur les finances des pays de la région Mena, a explicitement reconnu les difficultés de mettre en œuvre de telles mesures.

La BM recommande à cet effet de réduire les dépenses salariales élevées du secteur public qui devraient être affectées, selon elle, à l’investissement et à l’amélioration de la gouvernance. L’investissement dans les infrastructures contribue fortement à la création d’emploi, ajoute la BM, citant en cela une étude réalisée sur les pays importateurs de pétrole de la région qui a fait ressortir qu’un milliard de dollars investi dans les infrastructures pourrait créer 110.000 emplois.       

Le constat de la BM sur la région Mena a appuyé la position de l’Algérie qui a maintenu sa politique sociale malgré la baisse des cours de brut qui a largement pesé sur les recettes de l’Etat. « Dans toute la région Mena, les profondes réformes à l’horizon pourraient déclencher le mécontentement parmi les populations qui dépendent du soutien du gouvernement pour certains produits et services », relève la BM dans son rapport. Et d’affirmer que ces réformes pourraient avoir de possibles retombées négatives sur la confiance, l’investissement étranger et la croissance, d'où la nécessité de les appliquer progressivement.

N.I

Sur le même sujet
14janv. 2015

L’institution prévoit 3,3% au lieu de 3,5% pour 2015 La BM abaisse ses prévisions de croissance pour l’Algérie

18avril 2017

Recul de croissance de l’Algérie en 2017

23avril 2017

Les prévisions du FMI et de la BM "ne sont pas très réalistes"

Votre commentaire

Inscrivez-vous  ou  connectez-vous  afin de pouvoir laisser un commentaire.