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Recyclage des déchets
L’Algérie compte atteindre 40% d’ici 2016 Abonnez-vous au flux RSS des articles

01 oct. 2014
12:10
0 commentaire Un créneau peu exploité jusque-là

Dans le cadre de la promotion d’une véritable économie verte en Algérie, le ministère de l'Aménagement du territoire et de l'environnement (MATE) a tracé son plan d'action qui vise à atteindre un taux de 25% en 2015 et plus de 40% à l’horizon 2016, en termes de recyclage des déchets. 

 

L’État algérien veut, en effet, aller et même augmenter ses capacités de recyclage et de valorisation des déchets, considérée comme une source de richesses et une matière première qui peut être exploitée après recyclage dans des activités industrielles, qui de surcroit générer de nouveaux postes d’emploi.

Pour atteindre cet objectif, explique un communiqué du MATE, l’État a accordé « une attention particulière à la collecte sélective à travers la mise en place de déchetteries et de centres de tri déjà opérationnels qui permettront à cette industrie de récupération et de valorisation des déchets de se mettre en place progressivement à l'échelle nationale ». Un programme qui résoudra « la problématique de gestion des déchets permettra le passage de centre de coût (gestion classique des déchets) à centre de profit économique, environnemental et social », souligne la même source.

Il s’agit, selon le ministère, d'exploiter un gisement qui « aura des impacts positifs sur toute la chaîne de gestion des déchets et qui génèrera des ressources et de nouveaux postes d'emploi », sachant que de par leur nature et leur composition, les déchets urbains solides constituent une matière première pour diverses activités, agricoles, industrielles et artisanales.

Mise en place de plusieurs dispositifs

Le ministère rappelle que des dispositifs ont été mis en place pour le développement de l'activité dont des subventions, une réforme réglementaire, la conclusion d'accords avec les industriels concernés par l'économie verte ainsi que le lancement d'actions de sensibilisation, de communication et de formation pour assurer la viabilité économique de la filière déchets.

Concernant la formation, outre le travail fourni par le Conservatoire national des formations aux métiers de l'environnement (CNFE) qui met à la disposition des recycleurs une expertise et un support informatif ainsi que des formations de mise à jour ou de développement des qualités, le MATE prévoit d'engager des formations de formateurs dans le domaine de l'économie verte, en partenariat avec le Programme des Nations unies de développement (PNUD).

Les déchets recyclables, faut-il le rappeler, sont estimés, selon des chiffres avancés par la ministre du secteur Dalila Boudjemaâ à 385 000 t/an de papier, 130 000 t/an de plastiques, 100 000 t/an de métaux, 50 000 t/an de verre, 95 000 t/an de matières diverses, soit un potentiel de matières recyclables de 760 000 t. Cela constitue « un gisement de matières premières secondaires. Leur récupération et leur valorisation sont devenues pour notre pays un impératif économique, soit, une estimation à hauteur de 30,5 milliards de dinars par an », a-t-elle affirmé.

Noreddine Izouaouen

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