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Industrie : le marteau piqueur Abonnez-vous au flux RSS des articles

22 juil. 2017
07:44
0 commentaire Tout est passé au crible.

Comme si rien n’a été fait auparavant. Le nouveau ministre de l’Industrie entame son travail par l’écoute des différents partenaires qu’il invite à la table du dialogue. Puis, page par page, il rature, critique et reformule la politique industrielle suivie non seulement par son prédécesseur mais par tous les responsables ayant été jusque là, en charge de ce secteur. 

 

Et c’est Abdeslam Bouchouareb, son prédécesseur qui en prend pour son compte. Il lui sort l’échec de son passage à la tête du secteur avec comme preuve à l’appui les 70 milliards de dinars alloués à l’investissement dans l’industrie « sans résultats » puis, il enfonce le clou. Dans sa dernière déclaration il a estimé que les chiffres communiqués sur le secteur étaient erronés. Le coup fatal est donné. Bedda compte bien tout reprendre depuis le début et intime l’ordre aux responsables des 12 groupes industriels publics, qu’il appelle au demeurant « à s’adapter aux changements à venir» de tenir des assemblées générales extraordinaires de leurs complexes dans les plus brefs délais.

En attendant il passe au peigne fin tous les gros projets mis en route, trouvant à chaque fois quelque chose à redire, après qu’il eut focalisé sur le foncier industriel qu’il soumettra à l'audit il en prend au montage véhicule pour déclarer son mécontentement.

«On ne peut pas mettre en place un cahier des charges qui ne respecte pas l’intérêt national», le pic est direct et ne souffre d’aucune ambigüité, il qualifia le jeune montage des véhicules en Algérie « d’importation déguisée ».

Ne faisant que suivre, comme déclaré par lui-même les instructions du premier ministre, Mahdjoub Bedda entend mettre de l’ordre dans le secteur en commençant par les grands groupes industriels afin de leur permettre de se constituer une assise génératrice de plus value. L’enjeu est de réussir le pari de 7% de croissance comme contenu dans le programme du premier ministre et, sans recourir aux privatisations. Pour y arriver, le changement de cap devient incontournable quitte, au passage à bousculer certains reflexes, de toute évidence, le gouvernement Tebboune fait montre chaque jours depuis sa mise en place d’implacabilité. Gageons sur son efficacité. 

Lakhdar Aizouni

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