jeudi 19 octobre 2017 Recevez l’actualité par courriel ou flux RSS

Bourse : l’entrée n’est pas toujours une réussite Abonnez-vous au flux RSS des articles

09 mars 2017
08:28
0 commentaire La charrue avant les bœufs ?

L’entrée en bourse n’est pas une réussite dans tous les cas. L’exemple de la cimenterie de Ain El Kebira le démontre belle et bien.

 

L’échec de la souscription en bourse de la cimenterie d’Ain El Kebira constitue un autre signal pour les entreprises qui souhaitent intégrer le marché financier.  En effet, si la cimenterie a répondu à toutes les exigences de la Commission de surveillance des opérations en bourse (COSOB), il demeure que la société n’a pas pris en considération plusieurs paramètres exogènes.  Selon Yazib Benmouhoub, directeur général de la Bourse d’Alger que nous avons rencontré en marge d’une conférence à Alger, les dirigeants de Ain El Kebira ont choisi un montant très important (18.953.600.000 dinar) pour la souscription ce qui a été d’ailleurs selon lui impossible à récolter dans ce laps de temps. Selon notre interlocuteur, des conseils ont été donné dans ce sens pour les dirigeants, mais ces derniers semblent être en confiance sachant que le laboratoire Biopharm a réussi juste avant son introduction.  

En fait, si l’entreprise a été très optimiste pour l’opération d’entrée en bourse, elle n’a par contre pas mené une campagne de communication nécessaire afin de sensibiliser le maximum des gens, a estimé le directeur de la bourse d’Alger.

 Cependant, ce qui a influencé encore l’opération de la souscription des actions de l’entreprise en bourse était l’emprunt obligataire pour la relance de l’accroissance économique qui a coïncidé avec l’ouverture de capital de la cimenterie. « Avec un taux très attractif, les souscripteurs potentiels ont préféré l’emprunt obligataire au lieu de la souscription dans la cimenterie » a expliqué encore M. Benmouhoub. 

Ainsi, le directeur de la bourse prévient que cette expérience d’entrée de la cimenterie est un exemple pour les autres sociétés : «Ce n’est pas toujours une réussite», a-t-il indiqué. Toutefois, il estime que le marché boursier, devrait d’abord être animé par les sociétés publiques qui « serviront d’exemple pour le secteur privé.» 

Khelifa Litamine

Sur le même sujet
07mars 2016

«Privilégier les Fonds souverains au lieu de l’endettement extérieur»

20avril 2016

Biopharm s’introduit sur le marché secondaire

10sept. 2015

Relance du marché financier Une filiale du groupe GICA en Bourse dès 2016

Votre commentaire

Inscrivez-vous  ou  connectez-vous  afin de pouvoir laisser un commentaire.