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Automobile : Bouchoaureb averti sur le taux d’intégration Abonnez-vous au flux RSS des articles

12 mars 2017
13:53
0 commentaire Le gouvernement hausse le ton

Les investisseurs qui se sont lancés dans le montage de véhicules sont tenus d’augmenter leur cadence d’intégration au risque de voir leur contrat rompu.

 

Cet avertissement émane du ministre de l’industrie et des Mines Abdesselam Bouchouareb, qui a reconnu que dans la situation actuelle, le montage des véhicules constitue une autre forme d’importation. Il a rappelé aux investisseurs concernés la nécessité d’augmenter leur taux d’intégration comme le stipule le cahier de charge. Sinon, «ils verront leur contrat rompu», a-t-il indiqué aujourd’hui lors de son passage à la radio.

Selon les chiffres qu’il a communiqués, « Renault Algérie est actuellement à un taux de 20% » et les autres «seront sous surveillance» a l’instar de Hyundai ou encore Sovac qui sont en plein investissement dans l’Ouest de pays.

Cette mesure sera appliquée aussi à ceux qui sont dans le montage de l’électroménager, a fait savoir le ministre. « Ils ont bénéficié d’avantages fiscaux et d’exonérations». Ils ont donc intérêt à augmenter leurs taux d’intégration «s’ils veulent garder ces avantages » a-t-il précisé.

Dans ce sillage, le ministre a souligné que l’Etat donne des facilitations pour les projets qui se substitueront aux importations. À ce propos, il a indiqué qu’une matrice est présentée pour les walis contenant les 14 filières identifiés» afin qu’ils donnent des avantages à ces créneaux. Toutefois, il a rappelé «qu’environs 110 activités sont saturées» appelant ainsi les investisseurs à viser des projets dans les industries naissantes.

Par ailleurs le ministre de l’industrie s’est monté très optimistes concernant l’évolution de son secteur ces deux dernières années depuis qu’il est sur la tête de l’industrie. «Nous avons réalisé un taux de croissance de 3,9% en 2016 et nous visons un taux de 5% pour cette année» a-t-il estimé.

Pour y est parvenir l’invité de la radio a énuméré plusieurs projets qui entreront en production cette année, et dont l’investissement est de 5 milliards de dollars. A titre d’exemple il a évoqué l’usine de textile de Tiaret réalisé en partenariat avec les turcs, il a cité aussi les complexe sidérurgique de Bellara qui démarrera son premier laminoir en avril prochain et celui de complexe de Chiali à Oran en mai.

Poursuivant son bilan, le ministre a indiqué que le nombre des entreprises crées en 2016 a largement augmenté, et cela est justifié par l’augmentation des recettes de l’IBS qui ont progressé de 24% pour la même période. Le ministre qui a révélé aussi que « les textes d’application des lois voté par les deux chambres du Parlement sont prêts et ceux liées au code d’investissement sont tous publiés».

De ce fait, le ministre a souligné que les entraves des investissements ne se situent plus sur le plan juridique avec toutes les lois votées récréments, mais dans le choix des créneaux qui devrait être plus ciblés.

Khelifa Litamine

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