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Les intermédiaires pointés du doigt Abonnez-vous au flux RSS des articles

23 mars 2017
13:39
0 commentaire Le non recours aux agences dopent les prix

Seul le passage par une agence immobilière permettra de redresser les prix de l’immobilier en Algérie, et évitera l’explosion de cette bulle, dont les premières victimes sont les propriétaires.

 

Cette proposition a été faite par le premier site de l’immobilier en Algérie, Lkeria.com qui a réalisé une étude des prix des locations des biens de l’année 2016 et qui fait ressortir des prix de location dépassant 6 fois le SNMG. Quant aux prix de vente des biens immobiliers, ils ont connu la même tendance avec une moyenne de 1 milliard 700 millions de centimes pour un appartement F3 sur Alger.

Une telle flambée des prix n’est pas causée par la faiblesse de l’offre, qui reste certes en deçà de la demande galopante, mais par d’autres facteurs. L’une des causes de la flambé des prix de l’immobilier en Algérie, estime les meneurs de l’enquête demeure «la prolifération des intermédiaires, ou ce que nous appelons communément les Smasrias».

«Le recours massif des citoyens à ces agents immobiliers du vendredi met à mal non seulement le métier d’agent immobilier, qui est réglementé par la loi en réduisant considérablement le nombre de transaction passant par les agences agréées, mais influence négativement les prix du marché immobilier en les dopant artificiellement », estime-t-on.

Pour une transaction de vente, l’agent immobilier a le droit à une commission de 1% du prix de cession, soit 10 millions de centimes pour un appartement d’une valeur de 1 milliard de centimes. Cette commission de 10 millions de centime n’influe pas sur le prix de vente, elle est payable à part, souvent en la déduisant du prix de vente, explique-t-on.

Par contre, le passage par un intermédiaire informel, fera augmenter le prix du même bien immobilier considérablement, puisque l’intermédiaire ne se rémunère pas par une commission fixe, mais empoche à lui seule la différence entre le prix demandé par le propriétaire du bien et le prix final auquel « le smasri » aura réussi à vendre le bien, faisant doper artificiellement le prix sans payer aucun impôt ni charge, accuse-t-on. Idem pour les locations, où « le samsar » surloue le bien immobilier pour se rémunérer faisant flamber les prix de location, qui ont atteint des niveaux très élevés.

La solution pour freiner l’augmentation vertigineuse des prix de l’immobilier que connait l’Algérie depuis une décennie, propose lkeria.com, est d’«inciter les citoyens à passer par les professionnels de l’immobilier pour toutes leurs transactions immobilières et éviter les intermédiaires ». Le passage par l’intermédiaire informel met non seulement le citoyen devant le risque d’une arnaque, mais contribuera à l’augmentation artificielle des prix de l’immobilier.

Noreddine Izouaouen

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