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Réserves de changes : 109 Mds de dollars en février Abonnez-vous au flux RSS des articles

12 avril 2017
18:36
0 commentaire M. Loukal faisant son entrée ce matin au Sénat

Les effets de la crise due à la baisse des prix des hydrocarbures continuent d’affecter les réserves de change de l’Algérie qui se sont établies à 109,2 milliards de dollars à la fin du mois de février dernier.

 

C’est le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohammed Loukal, qui l’a déclaré, en marge des réponses aux questions des sénateurs, suite à sa présentation du rapport sur les évolutions économiques et monétaires du pays de 2015 et 2016 aujourd’hui lors d’une séance plénière au Conseil de la nation. De ce fait, les réserves de change du pays ont connu une baisse de 5 milliards de dollar en l’espace de deux mois. Le gouverneur de la banque d’Algérie a fait savoir aux sénateurs qui se sont interrogé sur la situation économique actuelle que « la crise a été plus violente et plus dure que les crises qu’a connues le pays précédemment, voire plus que ce que vous pouvez imaginez ». Selon lui, les effets ont « été dramatiques pour l’économie nationale».

Toutefois, il a tenu à préciser «pour l’histoire » que les décisions «rationnelles» qui ont été prises quelques années auparavant par le président de la République, entre autres, la constitution d’un fonds de régulation des recettes et le remboursement par anticipation de la dette du pays avant la crise financière internationale de 2008, ont permis de donner une marge de manœuvre importante pour les décideurs en matière de politique économique. Une situation qui a permis de faire face à la crise actuelle et répondre  d’une manière significative aux exigences de l’Algérie sur le plan international.

Evoquant le cas du marché informel, le gouverneur a reconnu l’incapacité de son institution à faire face à ce phénomène qui prend de l’ampleur dans notre économie. » Aucune partie ne pourra faire face à ce phénomène », a-t-il indiqué. Selon lui, les mesures  pouvant contenir ce marché devraient être prises d’une manière « globale » en coordination avec plusieurs ministères » à savoir : le commerce, les finances, l’intérieur, l’agriculture et autres. Sur le même sujet, le gouverneur a éloigné la possibilité de changement des billets de la monnaie nationale, citant l’exemple de l’inde « qui se débat toujours dans la crise à la suite du changement d’un seul billet de banque ».

Pas de bureaux de change

Pour ce qui est de l’ouverture des bureaux de change, le gouverneur a réitéré son niet. Loukal a estimé que si « nous ouvrons les bureaux de change, nos propres réserves vont disparaître en quelques jours ». Il a indiqué qu’il faut qu’il y ait un « flux important de touristes, et « une convertibilité courante du dinar». Choses qui sont indisponibles pour l’instant sur le marché national.

Revenant sur la valeur du dinar, le gouverneur de la Banque d’Algérie a souligné que «le dinar connait, depuis avril 2016, une stabilité, voire une amélioration du taux de change par rapport à l’Euro qui a subi une baisse considérable par rapport au dollar. Une situation qui est « très favorable » au commerce extérieur de l’Algérie, qui exporte en dollars et importe 70% des marchandises en euros. Par ailleurs, il a nié toute gestion administrée du taux de change du dinar, précisant qu’il est soumis au système de flottement des monnaies.    

Khelifa Litamine

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