dimanche 24 septembre 2017 Recevez l’actualité par courriel ou flux RSS

Le projet de Loi de finances 2016 approuvé par le Conseil des ministres
Les transferts sociaux représenteront 23% du budget de l'Etat Abonnez-vous au flux RSS des articles

06 oct. 2015
21:02
0 commentaire La LF 2016 prévoit une baisse de 4 % des recettes budgétaires

La loi de finances pour l’année prochaine devra pouvoir équilibrer les comptes déjà malmenés par le déficit attendu du solde global du Trésor de 2.452 milliards de dinars pour atteindre un taux de croissance attendu de 4,6%. Le gouvernement tiendra ses promesses de maintenir intact l’investissement public et la dépense sociale. 

 

Il est consacré près de 40% de ses dépenses à l'investissement public et plus de 20% de son budget au développement humain. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas prévu de recourir au Fonds de régulation des recettes (FRR) qui conservera 1.797 milliards de dinars à fin 2016.

La prudence, reste toutefois de mise eu égard aux pertes subies en termes de recettes des hydrocarbures réduites de moitié. L’exécutif aura à faire preuve de sévérité pour conjuguer dépense et maintien des objectifs tracés afin de s’inscrire en droite ligne des orientations du président de la république qui, à l’occasion recommande la persévérance, instruisant le gouvernement à faire preuve de rigueur pour « rationalisation les dépenses publiques et la lutte contre le gaspillage et contre toute forme d'atteinte aux richesses nationales, y compris la corruption ».

La situation exige par ailleurs des pouvoirs publics, l’implication et la transparence, tel que formulé par les instructions du président de la république afin d’expliquer davantage à la population la gravité de la conjoncture financière que traverse notre pays, ainsi que le caractère unique au monde de nos dépenses publiques d'investissements et de nos transferts sociaux ».

Il faut dire que ledit texte de projet de loi prévoit pour l’année prochaine un taux d’inflation contenu dans la barre de 4% et une régression des recettes budgétaires de 4.952,7 milliards de dinars, soit une baisse 4% par rapport à 2015, par conséquent, la dépense publique s’en fera sentir, le projet table sur une baisse de 9% réparties à hauteur de 4.807,3 milliards de dinars pour les dépenses de fonctionnement et de 3.176 milliards de dinars pour la dépense d’équipement.

L’autre défi inscrit à l’agenda de l’exécutif se mesure en sa capacité à pallier le manque à gagner enregistré suite au recul des recettes des hydrocarbures. La collecte de l’impôt ayant de par le passé fait défaut en termes d’efficacité devra servir de gisement. Selon les termes du communiqué du Conseil des Ministres il est prévu, un recouvrement conséquent de la fiscalité dont il attendu une amélioration du niveau de l’ordre de 4,1% de son rendement. Cela ne sera pas autant le palliatif souhaité puisque la répercussion sur le niveau global des recettes reste moindre. Les recettes budgétaires globales seront en baisse « du fait de l'impact de la dégradation du marché mondial des hydrocarbures sur la fiscalité pétrolière locale ».

Les subventions en hausse de plus de 7%

Le maintien du niveau de l’apport de l’Etat dans la couverture des besoins des couches vulnérables de la société reste intact, malgré les tensions financières. Les ressources disponibles permettront non seulement de garder cet apport mais, aussi d’augmenter les transferts sociaux qui connaîtront une hausse de 7,5% pour atteindre 23% du budget de l'Etat.

Ainsi, le secteur de l’habitat reste, selon les prévisions de ladite loi, une priorité, il lui est accordé 477 milliards de dinars pour le soutien au logement. La somme de 446 milliards de dinars est par ailleurs accordée pour le soutien aux familles dont 222 milliards de dinars consentis au titre des subventions des prix des produits de base (céréales, lait, sucre et huile), et 316,5 milliards de dinars pour le soutien à la santé publique. A cela, s’ajoutent les différentes subventions indirectes dont le coût total sera de 1.500 milliards de dinars.

Le prix du carburant, reste inchangé, bien qu’il coûte au trésor 630 milliards de dinars au titre du différentiel entre les prix réels des carburants et le prix de cession. Idem pour le prix de la consommation du gaz naturel dont le coût du différentiel à la charge de l’Etat sera en 2016 de l’ordre de 750 milliards de dinars.

lLakhdar Aizouni

Sur le même sujet
07oct. 2015

Communiqué du Conseil des ministres (INTEGRAL)

05oct. 2016

Le Fonds de régulation des recettes gelé

09sept. 2012

Loi de finances complémentaire "L’insoutenable légèreté de la dépense publique"

Votre commentaire

Inscrivez-vous  ou  connectez-vous  afin de pouvoir laisser un commentaire.