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Impact de la chute des prix du pétrole sur l’économie nationale
Les recommandations du FMI pour l’Algérie Abonnez-vous au flux RSS des articles

09 juin 2015
12:59
0 commentaire Une politique macroéconomique prudente préconisée

Profitant de sa présence en Algérie, le conseiller au département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI et également chef de la mission du Fonds en Algérie, Zeine Zeidane a suggéré à l'Algérie de mener une politique macroéconomique prudente et engager des réformes structurelles dans le secteur des exportations. 

 

Selon M. Zeidane qui a rencontré lundi soir le ministre du Commerce, Amara Benyounès,  il y a deux types de politiques qu'il faut conduire dans cette conjoncture de baisse des prix de pétrole. Il s’agit, selon lui, d’une politique macroéconomique prudente qui permet de réduire la demande intérieure et d’assurer, plus particulièrement, la consolidation budgétaire. Il s’agit aussi d'améliorer la compétitivité extérieure du pays et d’éviter que le taux de change soit surévalué. « Ces politiques permettent de réduire la demande d'importations et de renforcer la compétitivité externe de l'offre intérieure algérienne », a-t-il considéré. La deuxième politique, a-t-il poursuivi, consiste à mettre en place « des réformes structurelles qui permettent de diversifier le secteur des exportations et de le rendre beaucoup plus compétitif ».

Le Fonds Monétaire International, rappelons-le, avait nettement abaissé ses prévisions de croissance de l’Algérie pour 2015, indiquant  dans un rapport publié en mois d’Avril dernier, que le produit intérieur brut (PIB) devrait être de l’ordre de 2,6% au lieu de 4%, marquant ainsi un repli de 1,4 point par rapport aux projections d'octobre. Le fonds avait également indiqué, dans le même rapport, que  la balance des comptes courants de l'Algérie sera encore négative pour s’établir à -15,7% du PIB en 2015 et à -13,2% en 2016 (contre -4,3% en 2014).

Abdelmalek Sellal, a été également très clair dans son intervention  devant les cadres du secteur de l'énergie, au siège de Sonatrach le 25 mai dernier. Il avait mis en garde que « avec un baril à 60 dollars, nous disposerons de 38 milliards de dollars de réserves de change en 2019, et avec un baril à 50 dollars nous n'aurons que 9 milliards de dollars ».

 

 

Noreddine Izouaouen

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