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Les dépôts bancaires ont chuté de près de 10% Abonnez-vous au flux RSS des articles

08 nov. 2017
13:00
0 commentaire L'inflation a été ramenée à 6,55% après une moyenne annuelle de 7,05%

Le manque de liquidités des banques se précise davantage, chiffres à l’appui du gouverneur de la Banque d’Algérie qui a estimé le recul des dépôts à 10%. 

 

Malgré cela, les crédits à l’économie se sont poursuivis a assuré le gouverneur et, avec une légère hausse par rapport à l’année dernière. Il a été ainsi enregistré au 1er semestre 2017 un rythme de plus de 7,05% contre 6,4% à la même période de l’année précédente.

Cela est du notamment au recours au refinancement des banques auprès de la Banque centrale durant la deuxième partie de l’année en cours.

L’ ’analyse de la structure des crédits par secteur juridique à fin juin 2017 montre que la part des crédits au secteur public a été légèrement en baisse avec 49,21% à fin juin 2017 alors qu’elle était de 49,97% à fin 2016. Ont par contre augmenté les crédits au secteur privé qui sont passés de 50,03% à 50,78% dont 7,04% accordés aux ménages.

Dans l’entretien accordé à l’APS, le gouverneur de la Banque d’Algérie a surtout évoqué la politique suivie par son institution pour « pour limiter l’érosion des réserves officielles de change ». il relèvera d’abord le lien  avec l’évolution défavorable de la balance des paiements extérieurs au 1er semestre 2017, à savoir le recul des recettes pour dire que les réserves officielles de change se sont contractées de 7,846 milliards de dollars passant de 114,138 milliards de dollars à fin décembre 2016 à 106,292 milliards de dollars à fin juin 2017, soit moins que le déficit du solde global de la Balance des paiements et ce, « en raison de l’effet de valorisation l’euro vis-à-vis du dollar sur cette période ». il considéra par contre que le niveau des réserves de change demeure « encore appréciable et adéquat, notamment au regard de l’encours très faible de la dette extérieure totale estimée à, à peine 3,962 milliards de dollars. Des efforts supplémentaires sont toutefois nécessaires pour « réduire l’absorption et/ou augmenter l’offre domestique de biens pour assurer la viabilité, à moyen terme, de la balance des paiements et limiter l’érosion des réserves officielles de change ».

A propos de la monnaie nationale, il affirma que la tendance des cours de change du dinar, en moyenne semestrielle, le dinar s’est légèrement déprécié face au dollar de 1,29% au second semestre de 2016 par rapport au premier semestre 2016 et s’est légèrement apprécié de 0,61% au 1er semestre 2017 comparativement au 2ème semestre 2016. Pendant ce temps, l’inflation a reculé quelque peu après avoir observé une tendance haussière durant toute l’année 2016 avec un rythme annuel de 7, 05%. Elle a été ramenée au 2ème trimestre 2017 à 6,55% à fin juin 2017.

                

L. Aizouni

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