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Affaire Khalifa Bank
Le procès reprend dimanche prochain Abonnez-vous au flux RSS des articles

07 mai 2015
09:31
0 commentaire L’accusé se presente à la barre pour le 2ème jour consécutif

Le procès de l'affaire de la caisse principale de Khalifa Bank qui s’est ouvert lundi au tribunal criminel près la Cour de Blida a été suspendu jusqu’à dimanche prochain. Il reprendra avec l’entrée en lice des avocats de Rafik Khalifa.

18h11 : L’audience a été suspendue jusqu’à dimanche prochain

15h54 : Khaled Bourayou présente ses excuses au tribunal criminel. Et poursuit. Est-ce que les crédits de la BDL c'était au profit de la création de la banque ?

Khalifa : « Non c'était pour KRG pharma ».

Étiez-vous client de la BDL ? : « Oui ».

En tant que personne morale ? : « Oui ».

Quand avez-vous déposé les bons de caisse ? : « En 1992 ».

Les bons de caisse c'était pourquoi ? : « Pour les facilités de caisse »

Est-ce que KRG Pharma a été domiciliée à la BDL ? Et est-ce que cette banque vous a fait des remarques pour des infractions ? : « Je n'avais pas de banque, non », répond Khalifa.

Le matériel importé par votre entreprise est passé par la douane. On vous a délivré le D3 (déclaration de type 3), lui demande l’avocat. L’accusé répond par l’affirmative.

Combien de fois avez-vous rencontré le liquidateur en Angleterre ? : « Deux fois. La première dans un café en 2006 et c’était la même chose pour la deuxième fois », dira Khalifa.

Les résultats ?, lui demande Me Bourayou. « Le 20 mai prochain il y aura l'AG des actionnaires », répond le prévenu.

L'avocat de Dahmani prend la parole: le crédit octroyé à mon client avait eu votre accord ?

« C'est un crédit aux travailleurs », lui répond l’ex-milliardaire.

L’avocat : Est-ce que vous contactiez personnellement les responsables des entreprises publiques pour déposer l'argent ? : « Jamais », réplique Khalifa.

Quelle était la date du contrat de sponsoring avec Thalasso ? : « Je ne me rappelle pas ».

Connaissez-vous Djedsisdi Toufik ? : « Je l'ai vu une ou deux fois à la banque. Je ne lui ai rien donné et il ne m'a rien demandé », répond le prévenu.

15h20 : La parole est maintenant donnée à la défense.

Khaled Bourayou: avez-vous eu un crédit de 79 millions de dinars, puis de 50 millions de dinars. Cela après avoir cédé les actions dans Khalifa Pharma à un certain Bouhadja en 1997. Cela pour l'investissement dans la production de médicament.

L'avocat de Khalifa crée un incident d'audience en disant à son confrère qu’il n'a pas le droit de porter des accusations contre son client. Le ton monte, le président suspend la séance pour que les esprits s'apaisent.

15h03 : Peut-on assimiler les comptes d'ordre à des comptes anonymes ?, lui demande le procureur.

« Non ce sont des crédits par signature. C'est l'argent qui rentre à la banque », explique Khalifa.

Vous avez utilisé un seul numéro pour plusieurs opérations, pourquoi ?

« C'est le problème des agences », se défend le prévenu.

Vous avez acheté un terrain à Sidi Abdellah à travers la banque ou Khalifa construction ?

« Je ne me rappelle pas », répond sèchement l’accusé.

Il n'y a pas eu d'investissement et cela a été revendu. Et le PG d'ajouter : qu’il est le montant le plus important qui a été déposé par les entreprises publiques ?

« Je ne sais pas », répond Khalifa.

La facture de prise en charge dans les hôtels s'élève à 56 milliards de centimes, comment justifiez-vous cela ?

« Je crois qu'il y a eu un amalgame entre Khalifa Airways et Khalifa Bank. En principe, c'est Airways qui se charge de cela », réplique le prévenu.

14h44 : Ce n'est pas la première fois qu'on vous retire l'agrément de l'activité de commerce extérieur.

« Si. Cela s'est passé en 2002 avec l'agence de Blida. Elle a un sous-agrément que lui a accordé la banque », répond Khalifa.

Qui détient un compte Swift ?, demande le procureur. Khalifa : « Maloufi ».

Est-il vrai qu'on a trouvé une lettre chez Chachoua Badreddine émanant de Cherif Maloufi vous transmettant ses salutations à partir de la prison. C'est dire s'il reconnait vos bienfaits sur lui ?

« C'est gentil de sa part », dira le prévenu.

Combien avez-vous acheté Antinea ?

Khalifa : « 135 millions de dinars ».

Est-il vrai que Idjerouiden a ouvert un compte à Cheraga et vous lui avez versé 20 milliards de dinars ?

« Non. La déclaration s'est faite légalement », répond Khalifa.

Est-il vrai que malgré l'interdiction de l'activité du commerce extérieur, les inspections ont découvert que le Swift continuait à fonctionner ?

« C'est une infraction aux mouvements de change. Mais je sais que les devises continuaient à rentrer à Khalifa Bank », explique le prévenu.

Le procureur : Est-il vrai que la mémoire de la machine Swift a été détruite ?

« C'est ce que j'ai entendu dire », répond Khalifa.

Votre frère a eu un crédit de 5 milliards, lui dit le parquet.

« Je ne pense pas. Vous venez de me l'apprendre », renchérit Khalifa.

Le parquet : Mais c'est votre frère.

« Je ne peux pas tout savoir. Posez-moi des questions », réplique l’ex-miliardiaire.

Il a aussi quatre voitures des biens de Khalifa, lui dit le procureur. « Que voulez-vous que je fasse ? Il y a une direction du parc », réplique le prévenu.

Et votre oncle en qualité de quoi il prend des voitures de la banque ?

Le prévenu tergiverse.

14h22 : Le procureur général : vous aviez l'exclusivité de la production et de la commercialisation des médicaments. Comment avez-vous eu l'autorisation et pourquoi avez-vous créé la banque ?

« J'ai constaté que les pharmacies avaient des difficultés, alors j'ai créé la banque », répond Khalifa.

Vous aviez recruté quelqu’un de Saidal ? : « Oui, il était responsable de la production. Puis il a été à l'imprimerie ».

Vous dites quez-vous avez laissé 97 milliards de dinars, donc ce n'était pas une faillite, relève le procureur. « Oui », répond Khalifa.

Une banque en liquidation travaille sans commissaire aux comptes. C'est grave et cela relève du pénal, tient à lui signaler le procureur.

« Mais 97 milliards ne reflètent pas la bonne santé de la banque », réplique Khalifa. « Les dépôts se sont poursuivis après mon départ », a-t-il ajouté.

Aviez-vous des contrats de financement avec les clubs sportifs ? : « Oui », dira le prévenu

Le procureur : Mais, il y a des témoins qui ont assuré le contraire. « C'est étonnant », réplique l’accusé.

Le club du Paradou a dit qu'il n'y a pas eu de contrat. Ces financements sont faits à partir de la banque ?, demande le procureur. « Oui et cela est consigné dans les écrits », dira Khalifa.

Messaoudi, président du MPO dit ne pas avoir renouvelé le contrat en raison de l'opacité.

« Non. De toute façon, Maamar Djebbour vous expliquera tout », répond l’ex-Golden boy.

14h06 : Reprise de l'audience

13h02 : Suspension de l’audience jusqu'à 14h00

Le PG :Le parquet :Parmi les actionnaires, Guellimi, le père avait-il une relation avec la banque.

« Il était fonctionnaire aux finances », répond Khalifa.

Vous avez gratifié Ladjret Naouel en lui donnant la direction de Khalifa couture parce qu'elle était chargée d'études à la BDL, puis chargée du recrutement des pilotes.

« Non. C'est ce qu’elle avance »

Pour créer une banque il faut un minimum de 50 milliards de centimes, pourquoi ne pas avoir créé un simple établissement financier ? : « La loi le permet », dira le prévenu

Le parquet : Les agences qui vous appartiennent ne dépassent pas le 1\3 du total.

« Je n'ai pas tous les chiffres en tête », dira l’ex-milliardaire.

Est-il normal que le taux d'intérêt diffère d’une agence à une autre ? : « Elles ont l'autonomie. Ce n'est pas en violation de la loi », réplique Khalifa.

Quelle sorte d'impôt vous payez ? : « La TVA ».

Comment expliquez-vous l'étalement des impôts ? : « C'est le système de l'APSI », répond le prévenu.

Le parquet : Est-ce normal d'avoir deux directeurs généraux adjoints de la comptabilité dans la même structure. N'est-ce pas, parce que si l'un ne suivait pas vos instructions vous faites appel à l'autre.

« Non. La loi le permet », lui répond Khalifa.

Le changement récurrent des cadres, n'est-ce pas pour éviter la traçabilité ? : « Non ».

Quel poste occupait Akli Youcef ? : « Directeur général adjoint chargé de la caisse principale après avoir été caissier de l'agence de Chéraga ».

C'est une première. N'est-ce pas pour empêcher l'inspecteur général du même grade d'effectuer des contrôles de la caisse ?

« L'inspecteur général est supérieur à celui du post de Akli Youcef », explique l’ex-milliardaire.

Est-ce qu'il est normal que l'agence d'Oran transfère de l'argent vers Alger par avion alors que la banque centrale existe ? : « Les quatre premiers mois, l’agence n’avait pas encore de compte à la banque centrale à Oran ».

Comment avez-vous acheté les usines de dessalement ? Pourquoi ne pas les avoir pas acheté a partir de l'argent de Airways et recouru au crédit documentaire ? Khalifa répond que la compagnie faisait rentrer des devises au pays.

Tous les cadres qui étaient avec vous ont acquis des villas pour eux et leurs familles entre 2001 et 2002 au moment même. Où se faisaient les dépôts des entreprises ?

« Ce sont des crédits logement accordés aux employés », insiste Khalifa.

Le parquet : Vous ne répondez pas à la question. Ces acquisitions coïncident avec le dépôt de l'argent des entreprises.

Pourquoi les filiales ont toutes un seul siège social ? : « Ce n'est pas interdit », dira le prévenu.

Réda Abdelwahab allait retirer de l'argent à la caisse principale. Hier vous avez dit qu’il s'agissait de salaire. « Oui », répond Khalifa.

Le parquet : Maintenant vous nous parlez de primes. « C'est une forme de salaire. Et ça été pris sur mon compte personnel », réplique l’accusé.

Qu'en est-il du transfert de l'argent par la société de sécurité sans autorisation ? : « Il n'y a pas de loi spécifique ».

Le parquet : Ce n'est pas parce que Chachoua Abdelhafid était policier et détenait une arme….

« La plupart venaient soit de la police, la gendarmerie », dira Khalifa.

Les enquêteurs ont trouvé chez Chachoua une lettre anonyme faisant état de l'anarchie qui régnait dans la banque. Est-ce que vous le saviez ? : « Il y en a tout le temps, c'est un fait courant. Parfois, je les lisais parfois non. Mais 90% relèvent du règlement de compte », explique l’Ex-PDG du groupe Khalifa.

Le parquet : Connaissez-vous Boukadoum ? : « Oui c'est mon ami», répond le prévenu.

Il a bénéficié d'un crédit pour la création d'une société d'informatique. Mais il était membre du conseil d'administration de l'OPGI de Bir Mourad Rais. Ne l'aviez-vous pas chargé de faire le tour des offices et ensuite lui avez confié la direction d’Airways ?

« Les OPGI ont fait les dépôts avant la venue de Boukadoum », réplique l’accusé.

11h54 : L’audience suspendue

11h50 : C'est autour du parquet de mener l’audition.

Vous avez tout nié depuis le début. Donnez-moi la nature juridique de toutes les sociétés ?

« Khalifa Bank était une SPA », dira Khalifa.

C'est une obligation légale, répond le PG. Qui renchérit en demandant pourquoi il a changé le statut juridique de Antinéa qui était SPA.

« Pour des raisons objectives de sécurité et de responsabilité », répond le prévenu.

11h40 : Me Meziane :Quel est le montant du chèque que vous a remis l'avocat de la compagnie Khalifa Airways ?

« 130 milliards de dinars »

Combien sont restés dans la caisse principale ?: « 93 milliards de dinars », répond Khalifa.

Et les comptes d'ordre ? : « Je n'ai pas les chiffres en tête ».

L'avocat de Khalifa intervient pour formuler une objection. Le juge le rappelle à l'ordre sous peine de suspendre la justice.

Combien de comptes d'ordre en 2002 et leur montant ? : « Ils représentent 33% du budget ».

Un autre avocat de la partie civile a demandé si Khalifa a acheté du foncier pour le compte de l'Etat algérien ?

« Nous avons financé des projets, dont celui de la construction du siège du ministère des finances et nous avons octroyé des crédits », répond Khalifa.

Vous avez acheté des grosses cylindrées pour la présidence ? : « On a fait le transport des véhicules pour la présidence ».

Avez-vous acheté des biens mobiliers et immobiliers pour des personnalités proches du président de la République ?

Le juge rejette la question

Avez-vous financé la production d’une pièce théâtrale de Adel Imam ? : « La banque n'a été qu'un moyen, chaque ministère avait son compte ».

11h25 : Le juge n'a apparemment plus de questions à poser au prévenu pourtant il n'a pas été au fond des choses. La parole est donnée à la défense de la partie civile.

Me Meziane ouvre le bal. Il revient sur les actes d'hypothèque. Si vous n'avez pas de lien qu'avez-vous fait de l'argent du crédit ?

Khalifa répond qu'il s'agissait de bons de caisse.

Quel est le statut juridique Airways et origine de son capital, demande la partie civile,

C'est le fruit des activités de KRGPharma!, répond l'accusé.

Est-ce que la compagnie avait des comptes dans la banque ? : « Plusieurs », dit l'accusé.

Quelle est la dette de la compagnie auprès de la banque ?  85 millions de dinars ?

Khalifa : « Non ».

Vous avez transféré  51 millions de dollars, demande Me Meziane qui souligne que parallèlement un compte au niveau de la BIA.

« Ce chiffre est imaginaire », répond Khalifa

Le transfert a été fait de la banque vers la BIA ? : « Non ».

Combien a coûté la villa Bagatelle ? : « 33 millions d'euros, et vendue par le liquidateur en France pour 17 millions d'euros ».

Me Meziane revient à la charge. Est-ce vous avez donné des ordres pour vendre la villa ?

« J'ai donné l’ordre pour l'hypothéquer mais le tribunal français a refusé ».

11h01 : Quand avez-vous acheté la villa de Cannes ? : « Fin 2001. Juste avant les usines de dessalement ».

Avant les bilans de 2001 ? : « Oui ».

Bénéfices de la compagnie en 2001 ? : « Cent cinq millions d'euros ».

Comment avez-vous transféré l'argent en France pour acheter de la villa ? : « C'est sur le compte devises de la compagnie. D'ailleurs lorsqu'on m'a accusé de blanchiment d'argent en France j'ai été innocenté par la justice ».

Cela ne concerne pas notre affaire, répond le juge.

10h46 : Vous êtes PDG, aucun cadre n'est venu vous voir ?

Khalifa : « C'est à Aziz Djamel d'y répondre ». On remarquera qu'à chaque fois que le juge le met devant des faits, Khalifa le renvoie à un des responsables d'agence.

Vous voulez me faire croire que vous n'avez jamais reçu personne ? « Cela n'a aucun lien avec moi, lui réplique le prévenu.

Le juge : Raouraoua a dit qu'il y a eu une convention avec la FAF pour le transport des joueurs. Vous lui avez donné des voitures. « Oui. Sept », précise Khalifa.

Il y a des crédits qui ont été accordés aux employés ? « Oui », répond l’accusé. « Il y avait le programme de l'AADL et donc on a accordé des crédits », a-t-il ajouté.

Le juge : Vous avez évalué les risques de ces crédits à l'exemple de Dahmane qui a pris 250 millions de centimes sans dossier et encore moins sans avoir de compte.

Il avait des problèmes sociaux. Ce n'est pas la banque qui lui a donné mais son client Khalifa Airways, répond le prévenu qui c'confond prêt social et crédit bancaire.

Le juge : Aiouaz était votre secrétaire ?

« Non. J'en ai ri quand j'ai lu son procès-verbal. Elle a fait de graves déclarations sur des personnalités encore en poste », révèle le prévenu.

Elle a donc fait de l'usurpation de fonction ? Jusqu'à quel degré vous vous sentez responsable des drames que vous avez causés ?

« Nous avons tous souffert de cette situation », réplique Khalifa.

Ou sont passées toutes ces sommes d'argent ?, lui demande le juge.

Khalifa : « En tout cas, pas à mon niveau. Les comptes ne sont pas encore certifiés. A l'époque M. Djellab était administrateur que je respecte beaucoup tout comme M. Badsi d’ailleurs ».

Ces mêmes personnes que l'ex-golden boy avait, il n'y a pas si longtemps, accusé le premier d'avoir pris de l'argent et met la banque en faillite et le deuxième d'avoir détruit des documents de la banque.

10h10 : Suspension de l'audience

10h09 : Pourquoi la banque ne faisait pas le bilan à temps ?

Celui de 2002 résume ceux de 1998 et 1999, répond Khalifa.

Abordant le volet sportif, l’accusé explique qu'en raison du manque d'argent l'Algérie étant encore en crise, il a fait le mécénat en renflouant plusieurs associations sportives à travers entre autres le versement des salaires.

Il a aussi aidé, selon lui, le Mali qui avait abrité à l'époque la Coupe d'Afrique en mettant à sa disposition deux avions pour le transport des joueurs.

C'est tout, demande le juge

« Je ne sais pas, je crois que les Maliens ont aussi demandé de l'argent. Maamar Djebbour est plus au courant que moi. Tout ce que je sais, c'est qu'ils nous l'ont mal rendu puisqu'ils ont voté contre nous pour la prochaine coupe d'Afrique. D'ailleurs, si Raouraoua avait fait son travail... »

Vous êtes à jour ! Lui fait remarquer le juge au milieu de rires qui fusaient de la salle. Je suis en prison, je n'ai rien à faire, réplique le prévenu.

9h51 : Le prévenu persiste. Tous ceux qui ont déposé l'argent pouvaient le retirer.

« C'est faux », rétorque le juge sinon il n'y aurait pas eu de partie civile. L'exemple en est que Sonatrach a refusé de mettre son argent dans votre banque parce que vous avez été incapable de lui fournir le bilan de Khalifa Bank.

« Il y des millions d'Algériens qui ne l'ont pas fait », réplique Khalifa. Sauf que les événements, dira le juge, ont donné raison à Sonatrach puisque la banque est en faillite. « Il faut prouver qu'il y a eu faillite », répond Khalifa. « La liquidation n'est pas terminée », signale le juge.

9h43 : Donnez-moi un seul exemple d'une banque dans le monde qui accorde ce genre d'avantages qu'accordait Khalifa Bank ?

« Il y en a et elles font plus que Khalifa », répond l’accusé.

Pierre Bérégovoy s'est suicidé parce qu’il ne pouvait pas rembourser un petit crédit, lui réplique le juge. Et de demander à Khalifa pourquoi il persiste à nier les faits depuis le début de son audition, alors que les faits sont têtus...

9h33 : Ce ne sont pas des réductions mais des gratuités, insiste le juge en précisant que la contrepartie était le dépôt d'argent.

Khalifa semble déstabilisé et lance au juge : « je ne suis pas au courant. Il y a des dépassements de la politique de la compagnie. De toutes les manières, l'argent déposé par le client peut être retiré à n'importe quel moment ».

Mais il se trouve que les responsables des entreprises publiques, de mutuelles et de caisses sociales sont inculpés parce qu'ils ont bénéficié de privilèges du groupe en raison du dépôt de l'argent, dit le juge.

« Il n’y a jamais eu d'incidents de paiement jusqu'à ce que je parte », répond Khalifa en contournant la question.

Pourquoi êtes-vous allé aux États-Unis ? : « J'avais un projet là-bas et je me suis rendu pour dire à mes partenaires que je ne pouvais plus continuer en raison des problèmes que j'ai eu ».

Vous êtes allé après en Grande-Bretagne. A quelle date avez-vous été arrêté ?, demande lez juge.

Khalifa ment en répondant fin 2006, alors que son interpellation était intervenue pendant le procès de 2007 à Blida.

9h10 : Le juge Anatar Menaouer  revient sur la gratuité des billets remis à certains cadres d'entreprises publiques ayant déposé leur argent à Khalifa Bank.

Khalifa réitéré la même réponse à savoir qu'il n'y a pas de gratuité sinon la compagnie paye la taxe de l'aéroport.

Le président revient à la charge en lui citant des exemples. L’ex-milliardaire a précisé : « cela doit être Khalifa Airways qui l'a fait, mais moi je n'ai jamais reçu des gens dans mon bureau ».

Et le défunt Tayeb Benouis ?, lui demande le juge. « On avait une convention avec Air Algérie », répond khalifa

9h00 : Reprise de l’audience, Khalifa appelé à la barre.

Faouzia Ababsa

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