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Rééchelonnement des dettes des entreprises
Le patronat se plaint Abonnez-vous au flux RSS des articles

18 juil. 2013
09:35
0 commentaire Les concernés s'interrogent

Les organisations patronales se plaignent du traitement de la  dette des entreprises en difficulté.

 

« Les banquiers traitent d’une manière incorrecte les dossiers liés au rééchelonnement de la dette des entreprises concernées ». C’est ce que nous ont déclaré les différents responsables des organisations patronales. Le président de la Confédération national du patronat algérien (CNPA), M. Nait Abdelaziz, a indiqué que les entreprises concernées affichent leur mécontentement  vis-à-vis du traitement de leurs dossiers, soulignant que ces derniers sont restés au stade de l’étude.

Selon lui, 1400 dossiers devraient être traités dont 177 concernent des entreprises adhérentes à la CNPA. «On devait être informés de l’évolution des dossiers, mais ce n’est pas le cas», a-t-il regretté, rappelant que c’est l’Association des banques et établissements financiers (ABEF) qui est chargée de mener cette opération. Il a, en outre, ajouté que la CNPA va reposer cette problématique lors de la prochaine tripartite.

Pour sa part, le président de la Confédération des industriels et des producteurs algériens  (CIPA), Abdelaziz Meheni, a estimé que le traitement de la  dette des entreprises en difficulté est encore «une boule de neige». Le travail « est mal fait et ne sert pas du tout l’opérateur économique ». «Les banquiers sont maîtres à bord. Certaines banques font dans la discrimination», a-t-il révélé. Il a, toutefois, souligné que ce n’est pas le cas pour le rééchelonnement fiscal dont l’opération a été menée à bon port. 

Le président de la Confédération algérienne du patronat (CAP), Boualem M’Rakech,  de son côté, a estimé qu’il  n’y a pas de suivi par rapport aux mesures prises par le gouvernement  pour le rééchelonnement des dettes des entreprises ainsi que l’exonération  des impôts sur les salaires pour les entreprises de plus de 100 emplois.

«Ces mesures, soit, elles ne sont pas appliquées, soit elles sont appliquées d’une manière incorrecte», a-t-il indiqué. Il a fait savoir que parmi plus de 400 entreprises concernées par ce dispositif, il y a celles qui ont vu leurs dossiers rejetés et celles auxquelles les banquiers ont imposé d’autres moyens de régler leurs dettes. Il a, par ailleurs, souligné que dans toutes les puissances économiques mondiales, c’est les PME qui innovent et qui créent la richesse.

Pour rappel,l’ABEF avait fait savoir que le traitement de la dette se fera au cas par cas pour les entreprises et que le traitement du dossier se fera selon un processus adopté. Ce dernier est assis sur une critériologie harmonisée des PME éligibles. Les banques devraient s’assurer de la viabilité commerciale de l’entreprise, l’antériorité de l’endettement, le type de créances non recouvrées ainsi que sur le business plan du rééchelonnement.

L’ABEF avait souligné  que les dettes des PME privées bénéficieront, selon les cas, d’un triple traitement, au-delà de l’effacement des agios non recouverts à hauteur de 50 à 100%. Les entreprises bénéficieront d’un délai de grâce de 3 années à partir de la signature de la convention de rééchelonnement, un délai durant lequel l’entreprise n’aura à payer ni le principal ni l’intérêt du crédit accordé mais qui  ne saurait aller au-delà de la date limite du 2 mai 2014. L’opérateur bénéficiera, par la suite et selon toujours le cas traité, d’un rééchelonnement de 4 à 6 ans ou de 4 à 10 ans.

Lahcene Brahmi

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