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Augmentation de l’allocation touristique
Laksaci tiendra-t-il sa promesse ? Abonnez-vous au flux RSS des articles

10 nov. 2013
11:24
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Il l’a promis l’année dernière à l’occasion de l’examen de la loi de finances pour 2013. Mais il ne l’a pas encore fait. Mohamed Laksaci s’était engagé,  l’année dernière, à revoir à la hausse l’allocation touristique et à ouvrir les bureaux de change. 

 

Cette année encore, il a été de nouveau interpellé par les membres de la commission des finances de l’APN, lors de son audition dans le cadre de l’examen de la loi de finances pour 2014. Selon le président de cette structure de la Chambre basse du Parlement, le gouverneur de la Banque d’Algérie a réitéré sa promesse. « Nous espérons qu’il tiendra son engagement cette fois-ci, a indiqué M. Khelil Mahi qui intervenait ce matin sur les ondes de la radio nationale.

L’orateur est revenu sur les amendements introduits à la loi de Finances, dont 27 seulement ont été retenus sur les 60 proposés. M. Mahi a expliqué le rejet des 33 amendements par le fait qu’ils étaient en contradiction avec l’article 121 de la constitution en ce sens que leurs auteurs proposaient tous des augmentations dans les dépenses sans pour autant les accompagner de mesures à même d’augmenter les recettes de l’Etat.

L’autre amendement rejeté par la commission est relatif à la proposition d’instauration de l’impôt sur la fortune. M. Mahi a estimé que celui-ci existe déjà à travers l’impôt sur le patrimoine « qui concerne les biens imposables dont la valeur nette taxable excède 50.000.000DA », explique cet élu du FLN. Et d’ajouter : « cet impôt englobe les biens immobiliers, les propriétés bâties ou non. Mais aussi les biens mobiliers comme les véhicules particuliers d’une cylindrée supérieure à 2.000 cm3, les yachts et les bateaux de plaisance, les avions de tourisme et les chevaux de course, entre autres ».

A propos du taux extrêmement faible du recouvrement de cet impôt, M. Mahi  a indiqué qu’il revenait à l’administration fiscale « de prendre ses responsabilités en la matière ». Notons que dans son rapport sur l’état des dépenses du budget de l’Etat pour l’année 2011, la Cour des comptes a épinglé l’institution dirigée par M. Raouia. Le recouvrement de l’impôt sur le patrimoine n’a pas dépassé le taux de 0,02%.

Cela est bien entendu dû au fait que les personnes concernées et imposables ne jugent pas utiles de se conformer à la loi en déclarant leurs biens. Contrairement aux salariés qui ont renfloué les caisses de l’Etat à raison de 4 milliards de dollars pour le premier semestre de l’année en cours à travers l’impôt sur le revenu global (IRG) qui lui est retenu à la source. Le président de la commission des finances a de nouveau renvoyé la balle dans le camp de la DGI. Toutefois, il s’est prononcé pour la révision du barème de cette contribution pour le porter à 200.000 DA au lieu de 120.000 DA.

Le crédit documentaire, appelé communément Credoc n’a pas été à l’avantage des entreprises et n’a pas eu l’effet escompté en matière de réduction des importations. C’est la raison pour laquelle la commission des finances a introduit, en parallèle, la remise documentaire qui n’est pas au demeurant un document bancaire contrairement au Credoc.

Pour M. Mahi la dépréciation du dinar est une opportunité sans pareil pour les opérateurs économiques de produire plus. « Avec cette dépréciation, ils réfléchiront à deux fois avant de recourir à l’importation, puisque cela leur reviendra plus cher. Donc, la seule solution réside dans l’intensification de la production nationale ». L’hôte de la radio estime que l’Etat dépense sans compter, surtout en matière d’importations « pour certaines inutiles et superflues ». D’où la nécessité d’observer la prudence  en matière d’utilisation de deniers publics.

Par Faouzia Ababsa [ Le contacter ]

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