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Coût des soins des malades algériens dans les hôpitaux français
La guerre des chiffres Abonnez-vous au flux RSS des articles

16 avr 2012
23:56
0 commentaire Nora Berra

 

La guerre des chiffres se poursuit entre la Caisse nationale de sécurité sociale et le ministère français du Travail, de l’Emploi et de la Santé à propos de factures impayées par la partie algérienne. La CNAS nie l’existence d’une créance de 32 millions d’euros 

 

La secrétaire d’Etat français à la Santé serait-elle victime d’une opération de désinformation ? Tout porte à le croire.

En visite à Alger courant mars, Mme Nora Berra a annoncé que l’Algérie doit «32 millions d’euros » à la France au titre des transferts des malades algériens dans les hôpitaux français. «Nous avons convenu de mettre en place un comité de travail bilatéral de façon à traiter dossier par dossier et consolider les chiffres», a-t-elle précisé.

La Caisse nationale de sécurité sociale (CNAS), principale concernée dans cette affaire, a réagi dès le lendemain pour démentir cette déclaration. Pour la CNAS, il n’y a pas de créances mais plutôt quelques factures de soins en litige pour un montant de 16 millions d’euros. «Concernant les relations avec les hôpitaux français, la CNAS réaffirme qu’il n’existe aucune créance détenue par les hôpitaux français mais seulement des factures de soins en litige, dont le montant est estimé à plus à 16 millions d’euros, lesquelles sont dues à l’absence de documents probants les justifiant comme étant à l’indicatif de la CNAS. Aussi, la CNAS réfute le montant de créances de 32 millions d’euros avancé par Madame la secrétaire d’Etat française chargée de la Santé, qui n’était apparemment pas en possession de l’ensemble des informations relatives à ce dossier», précise la CNAS, qui confirme que la représentante de l’Etat français n’est pas très au fait de ce dossier.

Donc actuellement, ce qui est considéré comme une créance n’est autre qu’une sorte «d’ardoise» de 16 millions d’euros qui attend justification. Cette somme n’a pas été réclamée officiellement par les établissements de santé puisque les factures n’ont toujours pas été transmises à la CNAS.

En fait, cette affaire n’aurait jamais eu lieu d’être puisque le traitement et le suivi des relations en matière de sécurité sociale se déroulent dans un cadre bien défini. «La CNAS rappelle que ce dossier est traité et suivi à l’échelle du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale pour la partie algérienne et le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé pour la partie française, et qu’il a été retenu d’organiser, en mars courant, une réunion à Alger d’un comité mixte constitué des représentants de la CNAS et ceux des établissements de soins français, réunion qui sera consacrée à ce dossier.

La partie algérienne a confirmé par voie diplomatique son accord pour la tenue de la réunion du comité en question. En tout état de cause, la CNAS s’est déclarée disposée à entamer l’examen contradictoire des dossiers en contentieux». En clair, il n’y a aucune volonté – ni même de possibilité – de la part de la CNAS de «gruger» la partie française. Mais tout ceci aurait pu être évité si l’Algérie avait pris le soin de mettre en place un système de santé performant…. 

Sofiane Ahmed Bey

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