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La BADEA à l’assaut des investisseurs arabes Abonnez-vous au flux RSS des articles

22 août 2016
16:15
0 commentaire Tous les pays arabes sont concernés par le programme de financement des exportations.

Dans son dernier plan quinquennal (2015-2019), la Banque arabe de développement économique en Afrique (BADEA) avait fixé pour objectif le renforcement de la coopération entre les pays arabes et ceux de l’Afrique subsaharienne afin de promouvoir les exportations en provenance de ces pays vers l’Afrique. 

 

Une année après sa mise en œuvre la BADEA dévoile le premier bilan (2015) de ses financements. Durant cette année, elle a alloué une enveloppe financière allant de 150 à 250 millions de dollars au financement des exportations arabes vers les pays africains, donnant ainsi un nouvel élan aux relations économiques entre ces deux partenaires. Tous les pays arabes sont concernés par ce programme, y compris l’Algérie dont le volume des exportations vers les pays africains n’excède pas, malheureusement, 1%, et ce, en dépit de la grande potentialité de ce marché pour les opérateurs économiques algériens. D’ailleurs, plusieurs d’entre eux ont manifesté un intérêt particulier ces derniers temps au marché africain encore vierge. Ils prévoient même de mettre le cap sur le marché subsaharien comme l’a indiqué récemment, les entreprises économiques, NCA Rouiba et SNVi.

C’est cette démarche que souhaite soutenir la BADEA dont l’objectif principal est d’accompagner ces entreprises arabes pour la réalisation de leurs projets sur le marché africain, particulièrement, celui de l’Afrique subsaharienne. Elle vise dans sa stratégie d’encourager et d’attirer les investissements arabes dans les pays africains qui ont exprimé un grand besoin en matière d’investissement direct avec les pays arabes. Cependant, peu d’opérateurs, notamment, algériens ignorent l’utilité réelle de cette banque qui pourrait les accompagner dans leurs projets d’investissements ou de commercialisation des produits nationaux sur les marchés africains, comme a été déjà fait par un jeune entrepreneur algérien en Côte d’Ivoire.

Le marché africain en quête du produit arabe

Le septième plan quinquennal de cette institution financière a porté le volume de ses engagements à 1,600 milliards de dollars, affichant ainsi une augmentation de 600 millions de dollars par rapport au sixième plan  (2010-2014). Pour l’année 2015, elle a alloué 250 millions de dollars, toutefois, une augmentation progressive est retenue pour le reste de la période du plan. Pour l’année 2019, la BADEA établi le montant de ses contributions  à 350 millions de dollars. Cette banque accorde des prêts à des conditions concessionnelles où à des taux d’intérêt annuel varie de 1% à 4% et la durée du prêt de 18 à 30 ans. y compris un délai de grâce de 4 à 10 ans. Tous les secteurs économiques productifs sont concernés par ce programme financier. De plus, ce plan vise à exploiter l’expérience arabe et africaine ainsi que les biens et services produits dans ces pays dans l’exécution des projets et opérations financés par la BADEA.

Cette dernière créée en 1973 et a commencé ses activités en 1975, est devenue avec le temps un instrument financier de la solidarité arabo-africaine, visant à renforcer  la coopération sud-sud à travers des financements destinés exclusivement à des pays non actionnaires. Avec la crise actuelle et le pessimisme économique qui submerge les économies des pays africains et arabe, la coopération entre les deux rives sud-sud est devenue nécessaire pour encourager le développement économique de ces pays en promouvant davantage les échanges commerciaux, l’investissement direct et la finance des projets communs.

Elle compte 44 pays africains non membres de la Ligue des Etats Arabes, des institutions publiques ou privées et des organismes et entreprises travaillant dans les pays africains, en plus des institutions africaines ou arabo-africaines concernées par le développement économique et social de l’Afrique subsaharienne. Le cumul de ses engagements depuis son entrée en activité jusqu’à 2015 avoisinait 4,789 milliards de dollars, dont 4,629 milliards de dollars ont été alloués au financement de 605 projets de développement. De son côté le Groupe arabe de coordination a attribué pendant quatre décennie des financements en faveur de l’Afrique sub-saharienne près de 22,445 milliards de dollars.

Samira Bourbia

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