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L’Algérie peut résister au choc pétrolier, selon le FMI Abonnez-vous au flux RSS des articles

19 mai 2016
11:12
0 commentaire Christine Lagarde, présidente du FMI.

En dépit du choc pétrolier et la baisse drastique des recettes, l’Algérie s’en sort à bon compte. C’est en tout cas le constat établi par le Fonds monétaire international (FMI) dans son rapport annuel publié ce jeudi. Il estime que ledit choc a eu un effet limité sur la croissance économique.

 

« Grâce aux marges accumulées par le passé, l’Algérie a la possibilité de mener l’ajustement au choc d’une manière progressive et de reconfigurer son modèle de croissance malgré la détérioration des soldes budgétaires et extérieurs, souligne l’institution de Breton Woods.

 Concernant la croissance, le FMI prévoit une amélioration jusqu’en 2021, quand bien même la baisse du cours du pétrole serait maintenue dans la durée. Le gendarme des finances mondiales table par ailleurs sur une croissance de 3,4% pour l’année en cours, contre 2,9% l’an prochain. Elle rebondira en 2019 pour retrouver les 3,4% en 2021

Quant au déficit budgétaire qui a connu un déclin de 16% en 2015 du Produit intérieur brut se réduira pour s’établir à 5,3% dans cinq ans au cours desquels l’inflation connaîtra une tendance baissière et se situera à 4%, selon les prévisions du FMI.

L’institution dirigée par Christine Lagarde prédit une hausse de la production pétrolière algérienne à 145 millions équivalent pétrole (TEP), une progression qui se maintiendra pendant les cinq prochaines années pour atteindre les 163 millions TEP. Idem pour les exportations d’hydrocarbures qui connaîtront une hausse établie à 1,3 million de barils par jour dans deux ans       

Tout comme d’ailleurs les investissements étranger directs qui augmenteront à 1,4 milliard de dollars durant cette année pour atteindre les 3,6 milliards de dollars en 2021.

Toutefois, le rapport annuel du FMI conseille à l’Algérie de rétablir ses équilibres macroéconomiques et assainir ses finances publiques tout en accompagnant ces mesures par des réformes structurelles pour diversifier l’économie. Le fonds monétaire international propose en fait un nouveau Plan d’ajustement structurel même s’il ne le dit pas clairement.

Et dans le sillage des suggestions du FMI, l’on retrouvé la nécessité de « maîtriser les dépenses courantes, réformer les subventions, mobiliser davantage de recettes hors hydrocarbures,        Pour cela il faudra, selon le FMI, maîtriser les dépenses courantes, mobiliser davantage de recettes hors hydrocarbures, accroître l’efficacité des investissements publics et renforcer le cadre budgétaire. »

Comme il suggère aux pouvoirs publics d’augmenter « le recours à l’émission de titre d’emprunts nationaux pour faire face à la diminution rapide de l’épargne budgétaire. L’amélioration du climat des affaires, le développement du marché des capitaux et la flexibilité du marché du travail figurent aussi parmi les conseils du FMI.

Sur le plan de la politique monétaire, l’institution financière suggère de la flexibilité du taux de change. « Ce qui faciliterait l’ajustement au choc des cours du pétrole. »

Faouzia Ababsa

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