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Effacement des créances : Baba Ammi persiste Abonnez-vous au flux RSS des articles

07 déc. 2016
17:27
0 commentaire Hadji Baba Ammi, premier argentier du pays

Le ministre des finances Haji Baba Ammi a insisté aujourd’hui lors de l’adoption de la loi de Finances par le Conseil de la nation sur la nécessité d’éponger les dettes non recouvrables des bilans des entreprises et des banques afin d’assainir la situation de ces établissements.

 

Baba Ammi a expliqué que « même si  nous attendons 100 ans ces dettes ne seront pas récupérées car le créanciers sont soit en faillite, en prison ou bien décédés ». Toutefois,  la commission des affaires économiques et financières du Sénat a insisté dans son rapport complémentaire sur l’importance de « recouvrer avec rigueur toutes les dettes publiques quelles que soient leur nature ». La commission a recommandé d’actionner tous les mécanismes juridiques prévus afin d’atteindre ces objectifs.

N’ayant pas pour prérogatives d’amender les textes adoptés par l’APN, les sénateurs se sont contentés de faire des recommandations qui suggèrent au gouvernement de ne pas « verser dans les solutions faciles, surtout celles qui touchent le pouvoir d’achat des citoyens », ou bien la révision de système des subventions et la lutte contre l’informel.

Des recommandations qui ne sont pas vraiment pris en compte par la tutelle, puisque selon Baba Ammi,  « ils n’ont qu’à nous présenter des alternatives » pour ces solutions qu’ils jugent faciles.

Le ministre des Finances qui a tenu un  point de presse après l’adoption  à l’unanimité du texte, a par ailleurs expliqué que les augmentations faramineuses enregistrées sur plusieurs produits ne sont pas le fruit des taxes mais des spéculateurs, car «  la loi n’est même pas entrée en application », a-t-il ajouté.   Baba Ammi a tenu aussi à cette occasion à confirmer que le prêt de 5 milliards de dollars au FMI sera rembourser en 2020avec intérêt.

Pour rappel, dans son encadrement macroéconomique et budgétaire des trois prochaines années, la loi en question se base sur un prix référentiel du baril de pétrole à 50 dollars pour cette période et un prix approximatif (prix du marché) à 50 dollars en 2017, 55 en 2018 et 60 dollars le baril en 2019.

Par ailleurs,  la moyenne du cours change prévu pour la même période, et élaboré sur la base du projet de loi, est de 108 DA le dollar. Il est attendu également une moyenne d'inflation de 4%.

S’agissant des dépenses publiques, celle-ci  seront plafonnées aux alentours de 6 800 milliards durant les trois prochaines années au moment où l'on prévoit une augmentation des recettes hors hydrocarbures de 11% du fait de la hausse de la base fiscale et l'amélioration du recouvrement.

La moyenne de croissance économique est estimée quant à elle, à 3,9% dans le cadre des prévisions budgétaires pour l’exercice 2017 pour baisser à 3,6% selon les estimations de 2018 et remonter ensuite à 4,3% en 2019. Selon les prévisions du texte de la loi,  il est prévu un recul progressif dans le déficit du trésor public estimé à 1.297 milliards de DA en 2017 soit 6,7% du produit intérieur brut (PIB) pour retomber à 1,9% en 2019.

Khelifa Litamine

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