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Benkhalfa défend l’endettement extérieur Abonnez-vous au flux RSS des articles

10 mai 2016
16:30
Diaporama : il y  a 2 images 0 commentaire Abderrahmane Benkhalfa , ministre des Finances

Profitant d’une rencontre avec la presse, ce matin animée conjointement avec le ministre délégué, Abderrahmane Benkhalfa a abordé le recours éventuel au financement extérieur par la dette à demi mot : «Le recours à l’endettement extérieur n’est pas une tare » a-t-il justifié. 

 

Il est relayé par Baba ammi qui, lui a écarté le caractère dangereux d’un tel recours estimant qu’il «ne faut pas dire que l’endettement extérieur est dangereux» du fait que l'Algérie dispose d'une capacité de financement assez importante pour supporter des financements internes et externes affirmant que « la soutenabilité » du pays à l'endettement est importante. 

Aux cris de détresse lancés même, par les responsables des hautes instances du pays suite à la réduction drastique des ressources suite à l’effondrement des recettes des hydrocarbures, l’argentier tente de faire avaler la pilule en rassurant l’opinion publique de « la soutenabilité » du pays quant au paiement de la dette, en somme, il nous arrivera pas la même chose que dans les années 90, le message aussi rassurant soit-il ne laisse transparaitre que la piste de l’endettement puisque aucune autre données n’est avancée quant à l’identité des bailleurs de fonds ni à une quelconque négociation avec un tiers.

Benkhalfa et Baba Ammi se sont étalés sur les capacités du pays à recourir à l’endettement sans grand risque de banqueroute en faisant référence aux normes européennes avançant que le taux d’endettement de l’Algérie est très loin des normes de  Maastricht, « nous avons une dette extérieur qui représente 0.3% du Pib, et un e déficit de 8,5% du PIB, alors qu’ils dépassent les 100% dans plusieurs pays ». L’autre argument avancé pour soutenir la thèse de l’endettement, « le plus important » selon le ministre délégué est que « si nous irons à l'endettement externe, ce sera pour financer les investissements et non pas le budget de fonctionnement et celui d'équipement ». A cela s’ajoute, selon Benkhalfa, la cagnotte de l’emprunt obligataire qui a généré la collecte de « dizaines de milliers de milliards», mais sans donner un bilan chiffré. Il se contenta d’affirmer que «c’est un début très promoteur» 

Pour rappel la sortie aujourd’hui de Benkhalfa et son ministre délégué va à contrario des déclarations du premier ministre qui, a affirmé, il y’a quelques mois que l’Algérie ne fera pas appel à l’endettement extérieur. Initiative personnelle ou changement d’approche dans la gestion gouvernementale de cette crise, les sous-entendus se font récurrents.

A rappeler aussi que, depuis que le gouvernement à tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences drastiques de la baisse des recettes des hydrocarbures sur le financement des projets d’investissements, plusieurs organismes internationaux ont exprimé leurs disponibilité à prêter de l’argent à l’Etat algérien, à l’instar de la banque européenne d’investissement (BIE) et d‘autres fonds d’investissements à travers le monde. Le vice-président de la BEI en charge des activités de la BEI au Maghreb avait lors de son intervention au 5e Forum Euromed au Maroc affirmé que des discussions étaient engagées avec la partie algérienne pour l’endettement : « nous discutons actuellement avec les autorités algériennes ».  

khelifa Litamine

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