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Aménagement du territoire : un secteur budgétivore Abonnez-vous au flux RSS des articles

17 oct. 2016
17:57
0 commentaire Le ministère des Moudjahidine a consommé 106% de son budget

Le projet de loi portant règlement budgétaire pour l’exercice 2014 approuvé par le Conseil des ministres, le 4 octobre dernier, expose les résultats de la mise en œuvre du budget voté par le Parlement pour 2014.

 

Budget pour lequel il a été enregistré, en clôture, 3 924 milliards DA de recettes collectées, dont 2346 milliards pour les ressources ordinaires et 1 577 pour les recettes fiscales, sachant que le montant global des dépenses définitives  du budget général de l’Etat s’élève à  7  145 milliards DA. Les soldes d’exécution de la LF 2014, la hausse des dépenses, le recul des exportations et les dépenses imprévues ont engendré un déficit budgétaire de 3 221 milliards de DA, en 2014.

Comparativement à la LF 2013,  les recettes collectées ont augmenté de + 10%, mais ont enregistré une baisse essentielle dans les recouvrements (-6,97%), également,  les produits des douanes (34,451 milliards de DA) et la fiscalité pétrolière (38 milliards de DA). Sur le plan comptable et au terme de la gestion 2014, les résultats des budgets non réglés enregistraient un montant négatif de 134 milliards de DA. Concernant, le taux dégagé par les comptes spéciaux du Trésor, il s’affiche à 308 milliards de DA, tandis que le taux de l’emprunt obligataire s’élève à 38 milliards de DA. Des taux appréciables, mais négatifs comparé à leur valeur de contribution au compte de l’avoir et découvert du Trésor public. Ce dernier a quand-même été soutenu par les profits résultant de la gestion de la dette de l’Etat d’un montant de 5,5 milliards de dinar. Sachant qu’en 2014, la dette publique a été estimée à 90 milliards de DA en raison des différents crédits votés dans le cadre de la LF 2014 pour soutenir les différents programmes de développement et d’investissements engagés par l’Etat pour promouvoir le secteur économique national. 

Dans sa réévaluation des actions financières menées en 2014, ce texte, examine dans le détail la situation financières des différents secteurs ainsi que leurs dépenses. En effet, en 2014, les dépenses de fonctionnement ont enregistré le taux le plus important avec  4430 milliards de DA dont les charges sociales et subventions sont toujours en tête. En matière de la consommation enregistrée au titre du budget de fonctionnement pour l’année 2014, le ministère de la Santé a pratiquement consommé tout son budget pour l’exercice 2014. Le taux de sa consommation s’élève à 99,81%, soit 371 milliards de DA pour un total de 365 milliards de DA, suivi par le ministère de la Défense Nationale a également dépensé  son budget à  99,45%,  pour une valeur de 951 milliards de DA.  Nous pouvons noter également deux autres secteurs phares qui ont consommé leur budget de fonctionnement à + de 80%. Il s’agit de celui de l’Education nationale à 95,15%, soit  677 milliards de DA et celui du ministère de l’Intérieur et des collectivités locales à 88,44%, soit 559 milliards de DA et le secteur de la santé avec 365 milliards de DA.  

Ce sont les quatre secteurs qui ont enregistré une consommation rationnelle de leur budget de fonctionnement tandis que le secteur de l’Aménagement du territoire et Environnement a consommé son budget à 123%  engendrant ainsi une dépense supplémentaire évaluée à 596 millions de DA par rapport au budget initial fixé par la LF 2014 qui était de 2,405 milliards de DA. Aucune explication n’a été fournie quant à cette consommation effrénée. Idem pour le ministère des Moudjahidine qui a consommé son budget à 106%, soit un écart de 16,2 milliards en valeur comparé à celle fixée par la LF 2014 estimée à 241 milliards de DA. Ces dépenses supplémentaires ont affecté l’état de l’avoir et découvert du Trésor public déficitaire de 1334 milliards de DA d’écart en valeur par rapport au déficit fixé par la LF 2014.   

Par ailleurs, le budget d’équipement pour l’exercice 2014, a été estimé au total de 2545 milliards de DA tandis que le volume des dépenses imprévues s’élève à 169 milliards de DA. En effet, les autorisations pour les programmes d’investissement voté au titre de la loi de finance pour 2014 s’élève à 2329 milliards de DA et 415 milliards de DA pour les opérations en capital. Pour les autorisations hors capital destiné au financement des projets neufs, le montant a été arrêté à 1495 milliards de DA dont 70% affecté aux sous-secteurs, dont celui des transports qui a bénéficié de la plus importante part (les Rail : 350 milliards de DA et les Route 176 milliards de DA) suivi par le secteur Hydraulique (168 milliards de DA).

Samira Bourbia

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