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77% des chèques en bois, émanent des commerçants Abonnez-vous au flux RSS des articles

05 janv. 2016
17:12
0 commentaire 43 490 chèques ont été déclarés à la centrale des risques

La remarque reconduite chaque année dans ses rapports annuels est la vulnérabilité des institutions bancaires et établissements financiers. Cette année encore, la Banque d’Algérie fait le même constat avec toutefois, la nuance que tout n’est pas perdu d’avance.   

 

Les rédacteurs du rapport de la banque d’Algérie préfèrent voir le verre à moitié plein. Il en est ainsi pour les créances douteuses qui ont reculés de 10, 6% en 2013 à 9,2% durant l’année 2014. Cette légère réduction bien que justement appréciée, laisse toutefois entrevoir un problème qui perdure surtout que nombre d’établissements bancaires, toujours selon le rapport continuent d’accuser des contreperformances quant à la gestion du risque dans l’octroi des crédits et ce, faute de « de plans stratégiques de la majorité des banques privées inspectées (…) et une concentration significative des risques sur certaines entreprises relevant du secteur public ». Comparativement aux standards internationaux en la matière, le taux de ces créances nettes des provisionnements constitués n’est plus que de 3,2% pour l’ensemble du système bancaire.

 Néanmoins, il est constaté par la Banque d’Algérie une tendance baissière bien que légère de la gestion du risque puisque le volume des créances non performantes par apport aux total des créances continue à enregistrer des baisses progressives passant ainsi de 11,7% en 2012 à 10,06% en 2013, pour arriver à 9,06% en 2014.

Ces créances proviennent en majorité des banques publiques fortement provisionnées, puisque le taux chez les banques privées demeure faible à un taux de 5,1%.  Cette hausse des créances douteuses chez les banques publiques s’explique selon la banque d’Algérie par la forte concentration des crédits aux entreprises et groupes privés entre la période de 2007 et 2003, une période durant laquelle les banques publique ont été fortement approvisionnées en liquidités.

La Centrales des impayées de moins en moins boudée 

Une des satisfactions enregistrées dans ce rapport au regain de respect de la centrale des risques qui, d’habitude n’était pas toujours sollicitée. Durant l’année 2014, le volume des crédits déclarés a enregistré une nette augmentation de 22, 45% par rapport à l’année précédente. Quant aux créances et engagements classés déclarés par les banques et établissements financiers à fin décembre de 2014, ont été en hausse de 16, 85%.

Ceci, a été le fruit, comme interprété par la Banque d’Algérie de la poursuite de l’assainissement des bases de données de la centrale des risques en ce qui concerne notamment l’identifiant fiscale (NIF) et l’immatriculation au registre de commerce, ce qui a facilité l’identification des entreprises quant aux entrepreneurs individuels « cette opération continue d’enregistrer des lenteurs et autres difficultés ». Ce qui n’est pas pour améliorer les performances de la centrale des risques.

Les chèques impayés sans provision déclaré restent par ailleurs le casse-tête de la banque d’Algérie. Il est noté dans ce rapport un taux de 77, 44% du total des chèques et dont la valeur oscille entre 10 mille et 1 million de dinars.  Les commerçants et artisans sont les premiers concernés avec un taux de 84, 94% suivis des établissements à caractère industriel et commercial du secteur public.

Sur les 57 035 chèques rejetés pour défaut de provision, 43 490 chèques ont été déclarés à la centrale des risques soit, un taux de déclaration de 76, 20%. 

Khelifa Litamine

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