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Vers la stagnation de la croissance en 2016 et 2017 Abonnez-vous au flux RSS des articles

29 mai 2016
13:00
0 commentaire La situation économique de l'Algérie est conjoncturelle.

Après avoir vécu une reprise relative en 2014 et 2015, le taux de croissance risque de connaître une nouvelle crispation pour l’année en cours et en 2017. C’est le pronostic que vient d’établir la Banque africaine de développement (BAD) après avoir passé au crible les indicateurs macroéconomiques de l’Algérie lors de son Assemblée générale qui s’est tenue à Lusaka, en Zambie, hier 28 mai.

 

Pour l’Institution bancaire continentale, « tirée principalement par l’agriculture et un rebond dans le secteur des hydrocarbures, la croissance économique en Algérie s’est établie à 3,9% en 2015, contre 3,8% en 2014 ». Toutefois, compte tenu des perspectives qui s’annoncent pour les mois à venir, ce taux est susceptible de reculer à 3,4% à la fin 2016 et à 3% en 2017, notent les experts de la BAD. Tout en expliquant qu’« avec un secteur pétrolier qui génère environ 49 % des recettes publiques et 96 % des exportations, la baisse des cours du pétrole sur les marchés mondiaux a réduit les épargnes budgétaire et extérieure, ce qui met en évidence la nécessité de diversifier les sources de financement public de l’économie. »

Pour y parvenir, l’institution bancaire recommande « des réformes vigoureuses [qui] peuvent doper la croissance et créer des emplois pour une population jeune en croissance accélérée. Concernant ce dernier point, à savoir la croissance démographique en Algérie, les conclusions de la BAD mettent en exergue que « les défis à relever en matière d’emplois, d’éducation et de santé sont importants face au boom démographique et une population urbaine à 70% après avoir enregistré une transition entre 1987 et 1988. »

L’autre handicap qui freine l’essor de l’économie nationale est celui de l’inflation. A cet égard, le rapport de la BAD souligne que « l’inflation en 2015 a été de 4,8% », soit une hausse après une maîtrise relative en 2014 et 2013. Ce qui s’explique, selon les rédacteurs du document dédié à l’Algérie, par « l’augmentation des prix des produits alimentaires et des biens manufactures ainsi qu’à des dysfonctionnements des circuits de distribution, notamment des produits agricoles frais et des produits alimentaires transformés. »

En conclusion, les experts de la BAD estiment que « la situation conjoncturelle [de l’Algérie] devrait être une opportunité d’accélérer les réformes visant la diversification et la transformation structurelle de l’économie. »

Mourad Allal

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