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Nouvelle zone industrielle et portuaire de Beni Saf
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07 mars 2012
12:37
0 commentaire Port de Beni Saf

 

L’actuel ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi, a, lors d’une tournée de travail à Aïn Témouchent, en octobre 2011, démenti l’existence d’un projet de zone industrielle de Sonatrach à Beni Saf. 

 

        Cette déclaration confirme, si l’on peut dire, «la mise au placard» de certains projets devant être érigés sur cette zone industrielle, à l’instar de l’aluminerie et des nombreuses infrastructures d’accompagnement projetées qui militaient en faveur de ces deux projets parce qu’elles leur sont indispensables, outre la future bretelle reliant Beni Saf à l’autoroute Est-Ouest et la liaison de chemin de fer. D’autres projets érigés dans le cadre d’une vision globale restent, le moins qu’on puisse dire, «caduques» tels l’amenée de gaz grâce au projet Medgaz, la centrale électrique de Terga et l’usine de dessalement d’eau de mer.

En tout état de cause, le site d’implantation du projet de la nouvelle zone industrielle et portuaire de Beni Saf chevauchait sur deux terrains : l’un situé à l’ouest de la daïra de Beni Saf, sur une assiette foncière de 2 064 ha ; le second à l’est de la daïra d’El Malah, sur une assiette foncière de 4 074 ha et une façade maritime de 17 km. Les deux terrains sont séparés de 2,5 km par l’embouchure donnant sur la plage El Hilal, lieu d’implantation du terminal Medgaz et d’une unité de dessalement d’eau de mer. Non seulement cette zone va nécessiter le déplacement de deux villages et accaparer entre 15 et 20 km d'une des plus belles zones côtières du pays, mais c’est aussi le lieu retenu pour l’implantation de ce qui devait être le futur complexe d’aluminerie de Beni Saf. C’est cette industrialisation effrénée de la région qui fait monter au créneau le mouvement associatif pour prévenir contre les effets pervers de cette infrastructure sur la faune et la flore car, pour eux, «elle hypothèque le potentiel halieutique considérable estimé à 45 000 tonnes par an sur les 2 260 km² que forment la zone de pêche témouchentoise et d'une infrastructure portuaire composée de deux ports de pêche employant quelque 3 500 marins pêcheurs».

En tout état de cause, l’appel d’offres pour l’étude d’aménagement avait été lancé le 12 décembre 2005 ; elle avait été confiée au groupement d’entreprises BCEOM à l’issue de la séance d’ouverture des plis des offres commerciales, organisée au siège de Sonatrach à Oran, pour un montant de 7 277 853 488 DA, dont une partie en devises de 66 709 250 euros.

Pour rappel, l’objet de l’étude d’aménagement du site en pôle industriel et portuaire consiste en l’élaboration du dossier d’appel d’offres pour les travaux, notamment de viabilisation du pôle industriel, de construction d’un port hydrocarbures, de réalisation des ouvrages de communication avec l’environnement extérieur et enfin de réalisation des ouvrages d’utilité impératifs. 

Saou Boudjemâa

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