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Sonatrach fonctionnait toujours dans l'urgence Abonnez-vous au flux RSS des articles

06 janv. 2016
20:07
0 commentaire Du confort au gré à gré.

Abasourdi. Le tribunal criminel près la Cour d’Alger qui juge l’affaire dite Sonatrach 1 l’était au 9ème jour du procès. Abasourdi par le nombre de marchés contractés de gré à gré et qui revêtaient tous un caractère d’urgence moyennant des milliards d’euros et de dollars sonnants et trébuchants. 

 

En auditionnant aujourd’hui l’ex-directeur des activités centrales, le tribunal apprendra que parmi ces marchés, figuraient entre autres l’aménagement de la piscine du groupe, du court de tennis du centre de repos de Zéralda, les maisons d’hôtes dans les différentes villes du pays.

Le prévenu qui comparaissait librement est accusé de complicité de dilapidation de deniers publics. Il est jugé dans le volet de l’affaire relatif à la restauration de l’ancien siège de Sonatrach sis à Ghermoul. « Un jour, l’ex-PDG m‘a appelé  en urgence et m’a demandé de manière toute aussi urgente d’occuper le siège à Ghermoul. Il m’a précisé que c’étaient là les instructions du ministre. Il m’a aussi précisé qu’il fallait commencer la démolition et lancer un appel d’offres pour le reconstruire. Ce qui a été fait. Avec cette précision qu’on nous avait demandé de choisir les meilleures entreprises ayant pignon à l’international»

Cependant, l’appel d’offres ouvert s’est transformé comme par enchantement en une consultation restreinte et c’est le cabinet CAD appartenant à Nouria Méliani (inculpée pour corruption et surfacturation) qui obtient le projet dans son volet étude pour a coquette somme de 45 millions de dinars. Une étude qu’elle n’a pas élaboré comme e voulaient es ingénieurs de Sonatrach qui en ont référé au financier qui refuse de la payer. « En fait, elle n’avait réalisé que 50ù de l’étude. Nous avons donc conclu qu’elle n’était pas qualifiée.»

Pour cette restauration, il était question de doter le siège de matériaux de luxe. Ais lorsque l’affaire éclaté, le PDG exigea d’annuler le gré à gré et de recourir aux entreprises nationales.

Abdelaziz Abdelwahab a précisé au tribunal que tous les marchés de gré à gré ont été signé par Senhadji (détenu) et que lui n’était en rien impliqué, si ce n’est avoir paraphé un contrat de sponsoring au profit du ministère de la Justice sur la base d’un accord entre Tayeb Belaïz (Garde des Sceaux à l’époque) et l’ex-ministre de l’Energie et des mines. Le prévenu précisera au tribunal que même e centre équestre de Bordj El Bahri devait faire l’objet d’un réaménagement alors qu’il n’en a nullement besoin et qu’il a tout annulé, comme il l’a fait avec d’autres projets.

Dans la matinée, c’est Mohamed Rédha Méziane qui est rappelé à la barre pour être interrogé par le représentant du ministère Public qui lui demanda avec quel moyen il avait financé son mariage qui s’est déroulé à Tunis, quel a été son coût et est-ce que Saipem, dont le PDG figurait pari les invités, n’était pas derrière. Le fils aîné de Mohamed Méziane fait l’amnésique ais se rappellera quand même que c’est lui a pris en charge les frais d’hôtel pour sa famille. Et alors qu’il ne lui avait pas posé la question, le prévenu a jugé utile de justifier le choix de Tunis pour la cérémonie de mariage. « La plupart des membres de ma famille et des invités s’y trouvaient déjà. »

Faouzia Ababsa

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