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Sonatrach et Sonelgaz sollicitent la BAD Abonnez-vous au flux RSS des articles

18 mai 2017
13:12
0 commentaire M. Traore Boubacar Sidiki, représentant de la BAD

Les deux sociétés nationales de l'énergie, Sonatrach et Sonelgaz prévoient de solliciter la Banque africaine de développement (BAD) pour leurs projets d'investissement à long et court terme.

 

La Sonelgaz a entamé la semaine précédente ses premiers contacts avec les représentants de la banque africaine afin d'exposer ses besoins de financement, a indiqué aujourd'hui le représentant résident de la BAD en Algérie, Traore Boubacar Sidiki, lors d'une conférence de presse tenue au siège de la banque à Alger. "Nous avons été approché par les hauts responsables de la Sonelgaz qui nous ont présenté leurs plan d'investissement de 50 milliards de dollars qui s'étale sur dix ans, soit cinq milliards par an". Mais pour le moment, rien n'est encore conclu entre les deux parties. "Nous sommes en période d'écoute uniquement", a signalé M. Traore Boubacar, car la décision revient au ministère de l'Energie et des Finances qui vont arbitrer sur le sujet. A ce propos, la BAD est prête à financer uniquement une partie de ce projet, a expliqué le conférencier qui a exprimé une admiration pour l'ambition de ce projet d'autant qu'il prend en considération une vision d'intégration africaine. "Pour l'instant nous allons nous consulter en interne" pour voir comment contribuer à ce projet, a encore fait savoir l'intervenant.

S'agissant de la Sonatrach, le représentant de la BAD a souligné que jusqu'à présent "il n'y a pas encore de pourparlers directs avec ses représentants, mais probablement il y aura des contacts prochainement​.  

En effet, cette approche de financement extérieur pour les grands projets d'investissement structurants dans les secteurs stratégiques est prévue dans la loi de Finances de 2017. Une stratégie qui est inévitable dans la conjoncture actuelle, caractérisée par le recul des recettes des hydrocarbures, principale source de revenus pour le pays.

Par ailleurs, en évoquant le prêt consenti à l'Algérie en décembre dernier, d'un montant de 900 millions de dollars, et qui a été décaissé à 100%, M. Traore Boubacar a indiqué que la banque suit régulièrement l'avancée des réformes pour lesquelles ce prêt est octroyé. Dans ce sens, il a fait savoir qu'une commission de la BAD vient juste de terminer une mission d'inspection dans plusieurs structures de financement telle que le ministère des Finances, les impôts et autres. "C'est une mission composée de 12 experts qui a contrôlé l'exécution de pas moins de 30 mesures prises ​par le gouvernement". Elles portent essentiellement sur la rationalisation des dépenses publiques. Le prêt en question, a été négocié à un taux favorable de l'ordre de 2% sur une durée de 20 ans avec une période différée de 5 ans.

D'une autre part​, le représentant de la BAD a expliqué que la banque est prête à accompagner les investisseurs privés qui ont de projets d'investissements qui créent de la richesse et de l'emploi, et surtout ceux qui veulent viser le marché africain. À ce titre il a rappelé qu’entre 1986 et 1999, la BAD a financé des projets dans l'agriculture à travers des banques algérienne d'un équivalent de 635 millions de dollars.

À signaler que dans la conjoncture actuelle l'Algérie qui est le quatrième actionnaire africain dans la BAD, compte sur le soutien exclusif de cette banque pour appuyer les grands projets d'investissement.

Khelifa Litamine

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