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Sonatrach a contracté des marchés avec une société dissoute Abonnez-vous au flux RSS des articles

19 janv. 2016
21:08
0 commentaire Les prévenus retiennent leur souffle.

C’est une véritable bombe qu’a fait explosé aujourd’hui l’un des avocats de la partie civile à la face des prévenus au 27e jour de l’affaire Sonatrach 1.

 

Me Sellini, c’est de lui qu’il s’agit et documents à l’appuis à l’instar de ses confrères qui l’on précédé pour défendre qui le Trésor public, qui le géant énergétique du pays, a démonté un à un les arguments avancés par les différents prévenus.

Mais auparavant, il apportera la contradiction à ses confrères de la défense qui ont, au début du procès, introduit une requête pour demander l’abandon des poursuites en invoquant l’article 6 bis du nouveau code de procédure pénale. Lequel conditionne la mise en mouvement de toute action publique contre les gestionnaires des entreprises publiques dans lesquelles l’Etat détient  la totalité des capitaux ou à capitaux mixtes, pour des actes de gestion ayant entraîné le vol, le détournement, la détérioration ou la perte des deniers publics ou privés. Emboîtant le pas à ses confrères de la partie civile, il expliquera que les prévenus poursuivis présentement ne le sont pour des actes de gestion, mais pour associations de malfaiteurs, corruption, trafic d’influence, etc.

Le bâtonnier d’Alger poursuivra son plaidoyer en tentant de démontrer la thèse du complot ourdi contre Sonatrach pour s’enrichir. « C’est une véritable mise en scène qui a été mise en place », dira-t-il en décortiquant un à un l’ensemble des marchés contractés par l’entreprise qu’il défend. Il commencera par le contrat conclu avec le groupement Funkwerk pour la télésurveillance pour un montant de 1100 milliards de centimes. Me Sellini s’étonnera de ce qu’un géant comme Sonatrach, classée 12e  entreprise à l’échelle mondiale contracte des marchés avec une Société à responsabilité limitée (SARL) comme Funkwerk au capital de 50.000 euros. « Une entreprise, dont les statuts très explicites stipulent qu’elle a été créée le 14 mars 2006 pour une durée de 24 mois seulement. » C’est-à-dire qu’elle a été dissoute et mise en liquidation le 13 mars 2008. Or, le premier contrat avec Sonatrach a été signé le 12 juin 2008. Ce qui fera dire au bâtonnier que Mezane l’ex-PDG a contracté un marché avec « un groupement décédé » et d’ajuter qu’un avenant a été signé avec « le cadavre » le 29 avril 2009. « C’est un plan démoniaque mis en place par les prévenus pour dilapider l’argent du peuple. Les fils Méziane ont été jusqu’à utiliser leur propre mère (aujourd’hui décédée-ndlr) à travers l’achat de l’appartement à Paris pour la somme de 650.000 euros. » L’avocat de Sonatrach bifurquera sur les contrats de consultings qu’il qualifiera de commissions versées par Funkwerk à Al Smail et par Saipem à Meziane Mohamed Réda. L’intervenant exhibera le contrat de ce dernier et lira un passage liée à la mission dévolue à l’aîné de Abdelmadjid Meziane. A savoir fournir toute information sur les marchés et la concurrence. Le bâtonnier ira jusqu’à suggéré que cela participait de l’espionnage. Le même scénario a été adopté pour KG3 remporté par Saipem en gré à gré. Quant à la restauration de l’immeuble de Ghermoul l’avocat de Sonatrach dira que le marché avait été attribué avant même l’élaboration des cahiers de charges.

Dans sa plidoirie, Me Sellini ne manquera pas de suggérer la sentence de la peine de mort pour les prévenus en donnant l’exemple de Mohamedi Saïd qui avait fait fusillé un soldat, pendant la guerre de libération, parce qu’il s’est permis de voler 50 Da de l’époque de la caisse dont il avait la garde, parce qu’elle représentait l’argent du peule versé à l’ANP.

Demain, dès l’ouverture de l’audience, ce sera au tour du Procureur général de faire son plaidoyer au nom du ministère public et formulé ses requêtes avant de laisser la place à la quarantaine d’avocats de la défense.

Faouzia Ababsa

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