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Plus de 13,5 millions de tonnes de déchets générés par an Abonnez-vous au flux RSS des articles

02 févr. 2016
17:02
0 commentaire Samir Grimes, responsable au ministère des Ressources en Eau et de l'Environnement

L’amas colossal de déchets généré annuellement, en Algérie, dépasse 13,5 millions de tonnes dont 11 millions pourrait être revalorisables à 80%. Ce qui n’est pas le cas pour le moment en raison de l’absence d’une gestion de déchets intégrée efficace.

 

La gestion, le traitement et le recyclage des déchets en Algérie découlent d’un constat négatif des années précédentes où les volumes de déchets se sont multipliés inexorablement à travers tous le territoire national, mais surtout au niveau des villes. Ces dernières s’écroulent, aujourd’hui sous les ordures, en attendant d’établir un bilan complet des opérations lancées par le ministère de la tutelle dans l’objectif de revaloriser les déchets et adopter un plan de gestion plus efficace et rentable qui permettrait de créer des emplois et économiser de l’argent.

Lors de la rencontre organisée, ce matin, sur la gestion des déchets, le directeur de la biodiversité, du littorale et des changements climatiques au ministère de l’environnement Samir Grimes, a mis l’accent sur l’importance de mener une action collective avec l’agence nationale des déchets et les citoyens afin de minimiser l’ampleur de ce phénomène.  Selon lui l’approche la mieux indiquée pour le traitement et le recyclage de ces déchets réside en leur traitement et revalorisation, d’un côté et surtout dans la sensibilisation du citoyen des risques sanitaire et environnementaux qu’encourt la société.

Pour réussir ses deux plans d’actions pour les 5 années à venir, le ministère de l’environnement et ses institutions doivent redoubler d’effort et être plus rigoureux dans l’application des textes législatifs. « Ce n’est pas les lois qui manquent, mais la rigueur » souligne Grimes, qui regrette l’inefficacité du système de recouvrement fiscal des taxes environnementales et écologiques. Pour lutter contre la pollution et la dégradation de l’écosystème, le ministère des finances et de l’environnement soumissent les pollueurs à 11 taxes. Ces dernières devraient renforcer davantage la mission du ministère pour lutter contre la pollution, mais en absence d’un outil de recouvrement  efficace, les autorités ne recouvrent que 10% à 15% des recettes.

Ce qui est insignifiant vu le volume des déchets généré annuellement en Algérie. «  Nous sommes en train de chercher d’identifier la source des blocages afin d’y remédier. Dans 3 semaines, le ministère initie une rencontre sur les mécanismes et les outils de l’audit fiscal des 11 taxes environnementale et écologiques », a-t-il souligné, ajoutant que «  cette rencontre sera, également, une occasion pour débattre de la question des sacs en plastique et la révision de leur taxe qui est de 10 dinars pour un film ».

De leur côté les intervenants de l’And se sont exprimés sur leur  nouvelle stratégie basée sur une meilleure gestion intégrée des déchets. L’agence a mis en place un nouveau procédé, intitulé « Bourse de déchets » à travers lequel, elle vise de rapprocher tous les acteurs intéressés par l’investissement dans le traitement et le recyclage des déchets. L’exposé s’est également porté sur les mécanismes de transformation des déchets en matière première. Ce qui générera selon les interlocuteurs de la valeur ajouté et plus de 7 600 emplois, mais à condition de parvenir à mettre en œuvre leur stratégie. Outre estimations déduites d’une étude réalisée en 2014, l’agence estime que 54% des déchets organiques sont recyclables. Une fois ces déchets recyclés, ils peuvent être récupérés et revendus. Cela représenterait une fourchette de 11 milliards de dinars des frais du traitement  et optimiser jusqu’à 51 milliards de dinars. Ce ne sont que des estimations pour le moment vu les  difficultés du secteur.  

Samira Bourbia

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