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Pétrole : l’OPEP condamnée à agir Abonnez-vous au flux RSS des articles

24 mai 2017
13:15
0 commentaire Les recettes se sont établies à 433 milliards de dollars

Devant la saignée de leurs recettes pétrolières évaluée à moins 15% sur un an, les pays de l’OPEP, soutenus par les producteurs hors organisation n’ont de salut, que prolonger au moins d’une douzaine de mois l’accord de réduction initié à Alger.  

 

Les treize de l’organisation, déjà consensuels sur l’impérative réduction de la production se mettront autour de la table demain, pour convenir de la durée à accorder à l’effort collectif de maintenir encore la réduction de 1,2 mbj, l’objectif est de redresser le prix du baril et par extension éponger les pertes des recettes subies suite à la baisse enregistrée des cours sous l’effet conjugué de la bonne tenue de la production du schiste américain et le volume des stocks  mondiaux élevés. Le prix n’a pu pendant ce temps émerger au dessus des 50 dollars le baril sinon qu’il a commencé à montrer des signes de dépression ces derniers mois.

Bien que l’Agence Internationale de l’Energie parie sur des revenus OPEP plus conséquents pour cette année, puisque devant avoisiner les 539 milliards de dollars avec tendance haussière pour l’année prochaine durant laquelle, ces recettes pourraient atteindre les 595 milliards de dollars, les pertes dans les caisses des membres de l’organisation inquiètent.     

En une année, les recettes nettes des treize pays membres de l'OPEP ont perdu 15 % pour s’établir à 433 milliards de dollars, selon les statistiques du département américain de l'Énergie soit, leur plus bas niveau depuis 2004. L’Arabie saoudite qui tire tout de même plus de 30% des recettes globales de l’organisation a eu ses moments de déprime, suite à la chute des cours accusant un déficit budgétaire de 16 % de son PIB ce qui a contraint le royaume à s’endette pour juguler son déficit et ce, dans un programme globale de réformes économiques.  Mais, cela reste de moindre importance par rapport aux autres membres dont l’Algérie qui ont sérieusement pâti de l’attitude du marché pétrolier.   

Les décisions qui seront prises demain, lors de réunion ministérielle de Vienne, pourraient grandement aider au raffermissement des cours, les analystes tablent sur un rééquilibrage du marché et un rebond du baril à 60 dollars fin 2017. Le tout est conditionné par le strict respect de la discipline du groupe. Certes, la participation active des membres hors OPEP dont la Russie, qui a joué le jeu, est précieuse mais reste à prévoir l’attitude des Etats Unis, dopée par la préservation de ses intérêts propres  et le jeu de la spéculation des investisseurs sur le marché. Le pari d’un baril soutenu n’est pas encore un acquis surtout que l’organisation ne contrôle que prés de 33% du marché pétrolier, c’est dire que les autres producteurs ont plus de manœuvre pour jouer la carte du prix qui arrange.       

Lakhdar Aizouni

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