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Les exportateurs de gaz auront leur institut de recherche en Algérie Abonnez-vous au flux RSS des articles

18 nov. 2017
17:22
0 commentaire Les membres du FPEG détiennent plus des 2/3 des réserves gazières de la planète.

C’est au pied de la cordillère des Andes que les exportateurs de gaz dans le monde vont se réunir vendredi prochain pour le 4eme sommet du FPEG. Le pays hôte : la Bolivie

 

Créé en décembre 2008 à Moscou, le Forum des pays exportateurs de gaz, FPEG, un espace intergouvernemental crée pour défendre les intérêts de ses membres. A la Russie, l’Iran, le Qatar, le Venezuela et Algérie, membres fondateurs sept autres pays ont rejoint depuis, ils sont Egypte, les Emirats Arabes Unis, la Guinée équatoriale, la Libye, e Nigéria, Trinidad et Tobago.

Accueilli froidement à sa naissance, par les consommateurs qui en ont vu une OPEP bis, le FPEG a pu résister depuis pour se redéployer à la faveur de la conjoncture, du marché pétrolier actuelle.  En Bolivie, le 24 du mois en cours, les membres prendront part à Santa Cruz à ce 4eme sommet qui, sera l’occasion pour renouer le dialogue entre producteurs de gaz et les pays consommateurs afin d’assurer la stabilité et la transparence du marché gazier. Il fait dire qu’actuellement, les membres du FPEG détiennent plus des deux-tiers des réserves gazières de la planète. L’Azerbaïdjan, l’Irak, le Kazakhstan, la Norvège, Oman, les Pays-Bas et le Pérou assisteront aux travaux en qualité d’observateurs. Pour rappel, l’Algérie avait œuvré avec ses partenaires pour trouver consensus autour d’un « prix juste » qui permette aux exportateurs de préserver leurs intérêts et aux consommateurs de s’approvisionner correctement.

Un séminaire international se tiendra sur place à la veille de cette 4eme session du FPEG, auquel l’Algérie sera représentée par le ministre de l’énergie Mustapha Guitouni présent, dans la capitale bolivienne, selon le communiqué du ministère de l’énergie rendu public aujourd’hui. En octobre dernier, à Moscou le ministre de l’énergie avait, lors de la tenue de la 19ème réunion du Forum des pays exportateurs de gaz soulignait dans son intervention les défis auxquels fait face l'industrie du gaz naturel et qui imposent l’impératif de « trouver et mettre en œuvre ensemble des solutions adéquates dans un esprit coopératif ». Le ministre avait également rappelé que « les politiques énergétiques adoptées par de nombreux pays de l'OCDE ont eu des répercussions défavorables sur la demande en gaz ». En outre, il avait signalé la surcapacité de production induite par « l'émergence de nouveaux centres d'approvisionnement et d'exportation en particulier grâce au gaz de schiste ». Il avait aussi mis en avant les contraintes causées par la priorité donnée aujourd'hui au « court terme dans l'industrie du gaz naturel » et, par conséquent, la nécessité pour les pays exportateurs de mieux s'organiser pour défendre leurs intérêts notamment par la valorisation des ressources naturelles épuisables et non renouvelables .

C’était lors de cette 19ème réunion et, sur proposition de l'Algérie, que le FPEG avait décidé de la création de son Institut de recherche du gaz en Algérie, « une décision historique et une étape importante dans le renforcement de l’organisation devant approfondir et élargir la coopération entre les membres. L'institut sera un excellent instrument « qui permettra d'améliorer nos activités tout le long de la chaîne gazière et échanger les meilleures pratiques » déclarait à l’occasion le ministre de l’énergie. La phase d'initiation durera deux ans et un comité d'experts sera installé pour planifier et superviser les travaux.

Lakhdar Aizouni

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