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«La réunion d’Alger doit aboutir à un gel de production» Abonnez-vous au flux RSS des articles

23 sept. 2016
14:27
0 commentaire M. Kamel AIt Chérif.

Les pays membre de l’OPEP et hors OPEP qui se réuniront la semaine prochaine à Alger espèrent arriver à une discision qui porte sur le  gel de la production mondiale du pétrole à savoir la stabilisation du marché pétrolier mondial. Selon Kamel Ait Cherif, expert international en économie d’énergie, seul un consensus entre OPEP et hors OPEP peut stabiliser les prix du pétrole. 

 

L’Econews :Quel est votre évaluation de la situation actuelle du marché pétrolier mondial ?

Kamel Ait Cherif : Les pays producteur et non producteurs du pétrole sont en crise. Les prix actuels du pétrole ne les arrangent pas. Même avec un baril à 60 dollars, les prix n’arrangent personne. Le marché du pétrole  restera déséquilibré tant que l’équation énergétique mondiale n’est pas réglée. Il ya un nouvel ordre énergétique mondial où on enregistre une abondance de l’offre par rapport à la demande. Nous sommes dans une situation d’urgence, mais nous pouvons faire quelque chose et réfléchir à des solutions.

Pensez-vous que la réunion d’Alger aboutira à du concret ?

Nous sommes dans une guerre économique et  énergétique. La nouvelle équation énergétique est difficile à régler. Difficile certes, mais pas impossible. Cette prochaine rencontre informelle du pétrole jouera un rôle très important dans le cas où les décisions prises sont de même que celle attendues par les différents participants à cette même réunion. En effet, les participants espèrent,  une éventuelle stabilisation des prix. Toutefois, si la rencontre ne donne pas suite à de tels résultats, les retombés du risque énergétiques sur les prix du pétrole seront dangereux dans l’avenir. La seule solution réside, ainsi,  dans un consensus au sein de l’OPEP mais surtout entre l’OPEP et non OPEP.  Ce consensus doit  aboutir à renforcer la synergie entre ces pays producteurs pour qu’il y’ait  des convergences sur  l’équilibre du marché en termes d’offres et de demandes. Tant qu’il n ya pas cette synergie, l’équation restera non réglée et les prix continueront à fluctuer et le marché volatile.

Les pays membres de l’OPEP et hors OPEP, espèrent, à travers la rencontre informelle qui les réunie prochainement à Alger, arriver à une discision qui porte sur le  gèle de la production mondiale du pétrole à savoir la stabilisation du marché pétrolier au moins d’ici à long terme. C’est dans cette optique, que les prix pourront observer une éventuelle hausse pour se situer dans les environs de 60 à 70 dollars.

 La transition énergétique on en parle depuis quelques temps. Comment peut-on envisager la mise en œuvre de cette nouvelle politique énergétique ?

L’Algérie est un  grand pays consommateur d’énergie notamment dans le secteur des ménages et dans le transport.  80% de sa consommation générale s’est enregistré dans ces deux derniers secteurs.  Alors que celle de l’industrie est à moins de 1%. C’est pour cette raison que nous devrons trouver une solution pour freiner cette consommation. Si nous continuons sur cette tendance, la consommation nationale  de l’énergie risque atteindre le même niveau que celui de la production d’ici à l’horizon 2030.  C’est pratiquement le même scenario évalué pour le marché mondial du pétrole. Les prix baissent suite à une offre largement supérieur à la demande. Il ya un nouvel ordre énergétique mondial où on enregistre une abondance de l’offre par rapport à la demande. C’est cette équation qu’il faut traiter pour  arriver à équilibrer le marché.

Nous parlons depuis l’indépendance de la transition énergétique, de l’après  pétrole. Il est temps désormais de s’appliquer. Diversifiant notre ressource d’énergie. Pour éviter une crise économique, l’Algérie est dans l’obligation d’adopter une alternative vers une transition économique durable.  Ainsi, sans la  rationalisation de notre modèle de consommation énergétique, l'Algérie court à la catastrophe avec un épuisement plus tôt que prévu de nos réserves de pétrole et de gaz. 

Lynda Mellak

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