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L'AIE prévoit une reprise des investissements Abonnez-vous au flux RSS des articles

11 juil. 2017
14:00
0 commentaire Le pétrole est tombé sous 45 $ en 2016

Les investissements dans l'amont pétrolier et gazier devraient augmenter de 6% cette année à 460 milliards de dollars, selon l'Agence internationale de l'énergie, dans son rapport annuel sur les investissements dans l'énergie.

 

L’Agence compare la reprise de l’investissement, après une chute de près de 50% depuis 2014, à "la lumière au bout du tunnel". Selon l’agence, les résultats du premier trimestre 2017 montrent une "amélioration significative de la trésorerie disponible de la plupart des grandes compagnies pétrolières et gazières, qui ont fait d'énormes efforts pour réduire leurs coûts ces deux dernières années. Et c’est au Moyen Orient que les coûts de production sont les plus faibles au monde, à l’instar d’ailleurs des coûts dans le gaz de schiste aux Etats-Unis.

Cependant, ce n’est pas pour autant que le prix du pétrole a connu des hausses, au contraire. L’AIE explique que les "les prix du pétrole étant tombés sous la barre des 45 dollars le baril mi-juin, il y a une réelle possibilité pour que les compagnies pétrolières ne réalisent pas complètement leurs programmes d'investissements".

Baisse de 12%

D’autre part, l’agence constate que les compagnies pétrolières se concentrent désormais sur des projets au cycle de développement court, assurant un retour sur investissement plus rapide, et pour les majors, sur des projets complexes où elles ont une vraie valeur ajoutée technique.

Elle en veut pour preuve que l’année dernière les découvertes de pétrole conventionnel ont baissé de moitié à 2,4 milliards de barils, "un déclin d'autant plus dramatique que 2015 avait déjà vu le plus bas niveau de découvertes depuis 1952".

Au total, les investissements mondiaux dans l'énergie, tous secteurs confondus, ont baissé de 12% l'an dernier à 1.700 milliards de dollars. La hausse des dépenses dans l'efficacité énergétique (+9%) et dans les réseaux électriques (+6%), n'ont pas compensé, loin s’en faut, la baisse dans le pétrole et le gaz et la production d'électricité (-5%).

W. Benzergua/Agences

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