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Electricité : 184 milliards de créances à Béjaïa Abonnez-vous au flux RSS des articles

22 sept. 2016
10:53
0 commentaire «10300 ordres de coupure ont été établis et exécutés.»

Les dirigeants de la Direction de distribution de l’électricité et du gaz de Bejaïa viennent de tirer la sonnette d’alarme. La situation de l’entreprise a atteint un seuil, jugé explosif. Il faut dire qu’avec plus de 184 milliards de centimes, la situation de la DDE Béjaïa est intenable. Elle est telle que l’on a rendu publique un communiqué des plus osés pour interpeller et les pouvoirs publics et les abonnés ordinaires, à savoir le simple citoyen.

 

Dans le communiqué, rendu public, on indique que ces créances se répercutent négativement sur la santé financière de l’entreprise. Et cela entrave le développement de l’entreprise «que la concrétisation (que) ses investissements, liés principalement à l’amélioration de la qualité et à la continuité du service.» Et l’interpellation aux abonnés ordinaire et aux collectivités locales.

On explique que les abonnés ordinaires sont redevables envers l’entreprise d’un montant de 72 milliards de centimes. Idem pour les administrations, en l’occurrence plus de 72 de milliards de centimes dont près des trois quarts sont détenues auprès des APC, soit 57 milliards de centimes. Le reste des créances, soit près de 40 milliards de centimes, est relatif aux travaux réalisés par la DDE Béjaïa au profil des tiers et des administrations.

Les rédacteurs du communiqué n’ont pas manqué de rappeler, avec regret surtout, qu’en dépit des efforts fournis et des facilités, accordées aux clients (abonnés ordinaires et administrations) pour s’acquitter de leurs redevances énergétiques (ouverture de nouvelles agences commerciales, le paiement par voie postale, l’encaissement à domicile, la domiciliation CCP…), la situation n’a cessé de s’amplifier. Ce qui pourrait mettre en péril l’entreprise, si elle devait continuer.

On a rappelé en outre que la Direction de distribution de Bejaïa avait adopté, en mai 2016, un plan d’action de recouvrement des créances. Lequel plan a été suivi par une campagne de coupure de la fourniture en énergies électrique et gazière des clients débiteurs ; la DDE avait établi durant cette période «plus de 10300 ordres de coupure ont été établis et exécutés.» Mais sans que la tendance ne soit renversée. Aussi, il a été décidé de poursuivre ce plan d’action jusqu'à l’assainissement total de la situation des créances.

Cependant, un appel a été lancé à «tous les clients (afin de) s’acquitter de leurs redevances énergétiques dans les délais impartis pour éviter à la fois les désagréments et les conséquences engendrées par la coupure et le paiement des frais de coupure et de rétablissement, qui sont passés de 300 dinar à 950 dinar.» Mais en touchant au portefeuille de l’abonné simple, qui a vu les frais de rétablissements, passer de 300 dinars à 950, ce ne sont pas les clients indélicats, qui seront pénalisés mais tout le monde alors que certains pourraient l’être conjoncturellement.

Pour rappel, le DG du Groupe Sonelgaz a affirmé qu’il n'y aura pas d'augmentation des tarifs d'électricité et du gaz. C’est du moins ce qu’a déclaré M. Guitouni à l'APS en marge d'une rencontre avec les cadres de Sonelgaz à Alger. Il avait précisé notamment que son entreprise a adopté des mesures rigoureuses pour le recouvrement de ses redevances auprès des administrations  et des entreprises atteignant plus de 60 milliards de DA à l'échelle nationale et plus de 10 milliards de DA au niveau de la wilaya d'Alger.

Il a expliqué aussi que le non-paiement par les clients de leurs dettes envers Sonelgaz entrave la réalisation des projets et des investissements du groupe. Il a affirmé avoir donné des instructions aux directeurs centraux et aux gérants d'agences commerciales à l'effet de s'employer pour le recouvrement des créances selon un calendrier bien déterminé.

Le premier responsable de Sonelgaz a indiqué que le ministère de l'Intérieur et les Wali adresseront des mises en demeures aux autorités locales (communes) pour les amener à s'acquitter de leurs dettes et à payer leurs grosses factures. A Béjaïa, le wali de Béjaïa avait adressé des mises en demeure aux maires, aux chefs de daïras et aux directeurs des administrations afin de régler leurs dettes mais visiblement son injonction n’a pas été suivie d’effet puisque quelques mois plus tard le chiffre n’a pas connu de baisse, bien au contraire.

Salim Aït Sadi

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